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Alexander McQueen
Prêt-à-Porter Automne Hiver 2009
Alexander McQueen, veuve joyeuse ou chauve-souris ?
par Fady el-Khoury
C’est évident, Alexander McQueen, enfant terrible de la fashion d’outre-Manche, avait envie de faire des vêtements complexes et élaborés, à la manière d’un horloger qui s’attacherait à concevoir une montre à complications, objet de culte des fervents amateurs, toujours attentifs à la moindre nouveauté. Le cercle des fans de McQueen se fiche clairement du conventionnel ou du politiquement correct. L’excentricité régit le travail de celui-ci, comme au temps où feue Isabella Blow, sa protectrice et muse, adepte de tenues souvent importables, lui prodiguait son savoir-porter inclassable et ses conseils, pour le montage de collections insolites.Ici, l’on pénètre dans le cabinet exotique d’un collectionneur féru d’originalité, de rareté, de superflu. Héritier des traits de crayon d’un Cecil Beaton, Alexander McQueen poursuit une œuvre à l’imagination débridée, qui séduira ceux pour qui seuls comptent le plaisir et l’effet visuel. Pieds-de-coq, pieds-de-poule et rayures s’entrechoquent dans des tailleurs aux tailles étranglées et aux jupes entravées sous le genou. Des Vampirella déambulent dans d’extravagantes robes juponnantes en cuir ou en épais tricot noir. Cherchez la cible. Ces tenues, que l’on verrait volontiers dans une course à Ascot, lors d’un pique-nique mozartien de Glyndebourne, ou peut-être au cours d’un Prix de Diane si celui-ci était gardé au calendrier… semblent surtout destinées à une clientèle haute couture. Brèves
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