mon beau miroir
Ça ne ressemble à rien. Et c’est ce qui nous plaît bien... Ces petites sculptures minimales – pendentifs ou broches – aimantent l'oeil, véhiculant mystère et questionnement. Elles évoquent une tête, un bouclier, un masque. Elles croisent les images fugaces et troublantes d’un Brancusi, d’un De Chirico, d’une abstraction primitiviste. À 8 ans, Thomas Lardeur travaille son premier vitrail. Plus tard, il apprend à souder. Normal, son père, Gérard Lardeur, est maître verrier et sculpteur. Sa mère, Catherine, ex-rédactrice en chef de Marie-Claire, lui transmet la rigueur. Journaliste d’investigation, il se cherchera dix ans ailleurs avant de prendre atelier à Vitry-sur-Seine, à deux pas du MAC/VAL. Et d’anoblir l’inox par sept étapes de polissage miroir. Par des effets pliés, alvéolés, creusés, striés, percés. Aplatis ou bombés. « J’essaie d’amener les gens à s’arrêter sur eux-mêmes. À s’ouvrir à une conscience avant de se donner aux autres. J’essaie d’interpeller », résume celui qui s’inscrit dans une lignée de « faiseurs manuels » et rêve de sculpture et de vitrail. Histoire de gènes… L’Éclaireur l’accueille, rue des Rosiers, et le trendy hôtel Murano Urban Resort l’expose dans son hall.
www.thomas-lardeur.com

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