Emmanuel Perrotin, le galeriste parisien de Takashi Murakami, Maurizio Cattelan, Sophie Calle, Bernard Frieze… se lance, parallèlement à la programmation de la galerie, dans des expositions de design. Editions limitées, scénographie muséale : il s’inscrit ainsi dans une tendance qui voit se brouiller les frontières entre œuvres d’art et mobilier. Perrotin répond sereinement au soupçon d’opportunisme : en rappelant qu’en 1996 il s’intéressait déjà à cette discipline et produisait les expositions de Vincent Beaurin et des Radi Designers ; et en relevant aujourd’hui le défi de découvrir de nouveaux talents. « Ce sont toujours les mêmes noms qui reviennent. Pourquoi ne pas donner une chance à des inconnus ? Après tout, quand j’ai montré Damien Hirst pour la première fois en France, personne ne savait qui c’était… ». Le pari est gonflé, et ne va pas sans risque : « la production a un coût », rappelle Perrotin, qui s’est associé aux éditeurs Domeau et Pérès. « Planches », la première exposition, tient ses promesses : sobre et élaboré, le mobilier en bambou dessiné par Eric Benqué est la révélation d’un style. Emmanuel Perrotin nous parle de ses choix, de ses doutes, et de ses envies.
« Planches » par Eric Benqué,
jusqu’au 26 juillet du mardi au samedi de 11h à 19h,
10 impasse Saint Claude 75003.

Un Dodo à Florence
What is Dodo ? L’autre marque du joaillier italien Pomellato. Une nouvelle boutique ...

Downtown occupe le terrain
François Laffanour était depuis longtemps frustré : toute en longueur ...

Design : la couture donne le vertige
Goût « bling bling » Versace à Panama City ou goût « absolutly black » ...





