Week-end de chine au soleil
par Anne-Cécile Sanchez publié le 10 octobre 2008
Où trouver un zèbre naturalisé, une paire de vitraux néo-gothique, une malle commode Goyard années 30 ? Aux Puces, où les marchands font ce week-end leur grand déballage de rentrée. Parmi les douze marchés, le plus trendy est Paul Bert (on y croisait l’an dernier Sharon Stone, et Catherine Deneuve ne jure que par l’antiquaire Christian Sapet, avec lequel elle a décoré son café-restaurant du Panthéon). On peut y craquer pour une Harp Chair du designer scandinave Jorgen Hovelskov ou une table « fer à repasser » de Yonel Lebovici. C’est le moment de faire des affaires : les marchands des Puces ne demandent qu’à vendre. Et l’on peut choisir d’être à contre-courant : alors qu’une certaine désaffection touche le mobilier XVIIIème, rien n’interdit de mélanger des fauteuils Louis XVI à des meubles contemporains. Autre lieu, autre ambiance, les Puces du Design s’installent pour leur 19ème édition Quai de Loire. Soixante-dix marchands spécialisés dans le design et la mode des années 50 aux années 80 y seront présents, dont certains venus de Belgique, d’Italie ou des Pays-Bas. En tout 5 000 mètres carrés à arpenter. Le MK2 est une nouvelle fois associé à l’événement avec la projection d’un film choisi et commenté par un designer. Samedi matin, Inga Sempé, qui avoue n’avoir encore jamais mis les pieds aux Puces du Design, présentera ainsi « Les parapluies de Cherbourg » de Jacques Demy, un de ses films préférés car l’idée de faire une comédie musicale dans un environnement ordinaire « est extrêmement culottée ».
www.objetsdexception.fr/2008/
www.pucesdudesign.com
www.xxo.com
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