Jean-Charles de Castelbajac
fait joujou avec Lego sur la Toile
par Elisa Morère publié le 2 octobre 2008
Castelbajac évoque dans Prestigium ses prochaines réalisations on line. JCDC, pour les intimes, ne cesse depuis trente ans de jouer avec des projets de cobranding. Une bonne vingtaine de réalisations sur le feu, rien que pour cette rentrée. Et ce drôle de défilé on line avec Lego.
Rouge, bleu, vert, jaune, une pincée de blanc et voici un festival de couleurs primaires qui pulse dans notre vie. Ces teintes quasi exclusives à Jean-Charles de Castelbajac sont sa signature. Impossible de lister la jungle des réalisations qu’il signe en une année pour des marques et des industriels. Tenez, pour le fun, allez donc sur le site www.jcdcvslego.com. Cliquez sur le lien qui vous donne un minuscule aperçu des pages de présentation de Google. On peut télécharger ces décors, ceux qu’il a créés comme ceux de nombreux autres artistes, tels l’incontournable Jeff Koons, les musiciens Coldplay et Beastie Boys ou le couturier Oscar de la Renta ! Dernier avatar de sa trépidante créativité : Lego. Un défilé virtuel de petites figurines habillées par JCDC sera visible sur le Net le 3 octobre à 21 h 30, avec une mise en scène ébouriffante autour d’un travail virtuel pointu. Le styliste est un vrai fondu de musique et a choisi un groupe canadien pour rythmer le show. Il paraît que les figurines qu’il a imaginées ont la tête de people bien connus, dont on n’a pas le droit de citer le nom sous peine de sévices. Dommage ! L’after qui va suivre le défilé, projeté sur écran géant, est à priori the place to be. Le nec du genre, avec invitation ultraprivée. On attend en concert live Anita Blay, la Londonienne qui se cache derrière Thecoknbullkid, suivie de GoldieLocks et Tapedeck (UK dj set).
« Le principe, c’est de dynamiser une marque. C’est même cela le rôle du designer : apporter jeunesse et vitalité », nous explique Jean-Charles de Castelbajac. La société suédoise, qui vend des millions de briquettes modulables par an – et coule dans le ciment ses moules obsolètes pour éviter tout malentendu –, s’offre là un lifting à tout casser ! « L’idée de cobranding fait partie de moi depuis trente ans. J’ai commencé avec les jeans Jésus, à la demande d’Oliviero Toscani (le photographe star et ex-directeur artistique des campagnes Benetton les plus marquantes). Puis, j’ai fait des pulls cartoons pour Iceberg. J’ai toujours aimé cette dimension-là. À l’époque, cela ne se faisait pas, pour un créateur, de signer avec l’industrie. » Intellectuellement ces aventures l’intéressent, lui permettent de toucher à différents secteurs, d’en découvrir de nouveaux, de papillonner entre les univers. Seul le domaine alimentaire semble échapper à sa boulimie. « Je n’y connais rien et je n’ai pas envie d’apposer mon nom comme un sceau de qualité, même si l’on entre aujourd’hui dans une époque où l’artiste est incontournable pour apporter une caution à l’industrie », revendique-t-il. Lego a toujours été son dada… d’enfant. Comme les puzzles ou le Rubik’s cube. « Cette collaboration arrive étrangement comme une rencontre qui aurait dû, en fait, survenir plus tôt. Je crée depuis longtemps des bijoux, des colliers bling-bling en Lego, même des casquettes. Comme un exercice de style pop et décalé dont je me servais notamment durant les années quatre-vingt-dix. Les couleurs primaires sont mon histoire, en évolution constante. Et ce jeu est tout ce que j’aime, parfait pour moi. » Ensuite, récréation ? Pas vraiment. Le 20 octobre, tous à vos iPod, Jean-Charles de Castelbajac sort un disque haut en couleur sur le label Because.
Défilé Lego,
3 octobre à 21 h 30,
Sur www.jcdcvslego.com.
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Sonia Rykiel,
Marithé + François Girbaud :

