- Ce jour de mars 2007
- L'héritage de Hedi
- Une multitude de fans
- La mode sans Slimane
- Hedi dans l'art
- Et maintenant, le futur
La mode sans Slimane
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Le départ de Hedi Slimane fut un problème, pour la simple et bonne raison qu’il était un solutionneur de problèmes. La fable de Dean's le démontre bien : les tenues de Slimane parvenaient à donner une allure unique aux hommes, tout particulièrement les hommes minces. Ceux-ci devaient donc maintenant trouver des alternatives.
« Au début, j’ai pensé à faire appel à un tailleur sur mesure, mais j’ai trouvé de très beaux vêtements chez Lanvin (dessinés par Lucas Ossendrijver, un ancien assistant de Slimane) », confie Lautard. « J’aime aussi beaucoup Raf Simons, Rick Owens, et Thom Browne ». La plupart des fans de Slimane ont cité approximativement les mêmes designers modernistes, incluant également Christopher Bailey de chez Burberry ».

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« L’influence de Hedi sur la mode homme était si importante que nous ressentons forcément un manque », déclare Sarah Lerfel, acheteuse de la très branchée boutique parisienne Colette. Mais nous avons suffisamment d'alternatives pour ne pas subir de répercussions économiques ». Dans sa boutique, elle a remarqué que les anciens clients de Slimane trouvaient maintenant du réconfort auprès de Raf Simons, Thom Browne, Tom Ford et aussi les vêtements Dior Homme créés par Kris Van Assche. Mais elle n’a pas constaté de rush particulier pour la dernière collection Dior Homme pour l’automne 2008, qui fut la dernière de Slimane. « Finalement, le concept de "dernière collection" parle surtout à des addicts et professionnels, donc à une clientèle très spécifique. La majorité de nos clients voient avant tout l'étiquette "Dior" qui est toujours vivante », explique-t-elle.
L’absence de Slimane se fait également sentir dans la fashion week masculine, qui était traditionnellement clôturée par ses spectaculaires shows. La ville compte encore d’exceptionnels designers comme Raf Simons, Bernhard Willhelm, et John Galliano, mais le départ de Hedi a laissé un certain vide. « Il y avait de bons shows en janvier dernier », déclare Tan, styliste photo qui travaille notamment pour le magazine américain V, « mais l’excitation habituelle n’était pas au rendez-vous ». La Chambre Syndicale du Prêt-à-porter, organisme qui organise les défilés, n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet pour cet article, mais un porte-parole a affirmé que le nombre de journalistes inscrits pour les défilés masculins ne cessait de croître depuis plusieurs années.




