Hannah Marshall
« Mon esthétique consiste à proposer des pièces qui soient les plus minimalistes possible. Des coupes précises et raffinées, et des contrastes de matières comme le cuir et la soie cachent le corps sans le révéler », dit Hannah Marshall pour expliquer ses vêtements noirs et structurés.
Mais aucune terreur gothique ne vient empeser son penchant pour le dark. Celui-ci est plutôt marqué par un certain modernisme architectural et graphique. La collection automne-hiver, intitulée Code Black, met à l’honneur le cuir, la soie, le velours, l’organza de soie, et la pastenague, tandis que des textures rigides contrastent souvent avec des matières légères et transparentes - comme dans une robe inspirée des armures, avec des pans de cuir aux épaules qui remodèlent la silhouette.
Le pouvoir et la protection sont des mots-clés dans l’univers de Marshall, et en dehors de ses concepts abstraits, la créatrice cite trois héroïnes comme inspiration : Siouxsie Sioux, Grace Jones et Alison Mosshart du groupe The Kills.
J’adorerais habiller Alison,” dit Marshall. “Mais aussi la chanteuse nu-disco Róisín Murphy ou l’aristo britannique Daphne Guinness ». Il est vrai que les créations de Marshall ne conviennent vraiment qu’à un certain type de clientes. Et toutes ces femmes-icones, intelligentes et libérées, possèdent ce fameux je ne sais quoi. Leur personnalité imprègne tout ce qu’elles portent.
Marshall développe en ce moment sa marque et son réseau de points de vente (ces pièces sont pour l’instant disponibles à New York, Milan, en Grèce, et sur internet). Avec Beams en Japon, elle développe également un projet qui permet à ses clientes de commander des pièces de la nouvelle collection dans la couleur de leur choix.
Et toutes les étiquettes des vêtements sont gravées en braille. « c’est un message secret pour certains » déclare–t-elle de façon énigmatique.








