
Notre très glamour ministre de la Justice semble avoir de nouveaux soucis avec sa garde robe. L'affaire avait pourtant débuté comme un conte de fée. La coquette ministre, à peine promue, se vit pourvue d'un "vestiaire permanent " chez Dior. Une facilité réservée à des personnalités particulièrement en vue, susceptible de représenter la griffe avec glamour. Un rêve de fille.
Ce département est hautement sensible dans les grandes maisons tant les ambiguités de l'exercice mènent parfois à des situations compliquées, surtout lorsque la politique s'en mèle. Les grandes maisons de couture se disputent très officiellement les faveurs des stars mais se montrent parfois fort embarrassées lorsque celles ci abusent , omettant de rendre des pièces coûteuses. Certaines, telles Sharon Stone, paraissent coutumières de ces "oublis". Habiller une personnalité pour une séance de mode est aussi une pratique courante, et fort prisée, gérée le plus souvent par les stylistes du magazine qui réunissent une proposition de vestiaire pour l'occasion, et gèrent ensuite les "retours". Rien que de très courant donc, mais la politique est un secteur plus exposé que d'autres. La polémique autour de la couverture de Match en fut la preuve.
La rumeur courrut dès l'automne dans les salons feutrés des maisons de mode de l'avenue Montaigne que certains regrettables malentendus s'étaient produits entre la griffe et la belle ministre. Qu'à cela ne tienne, cette dernière décida de régler la note qui lui était discrètement présentée. Ou plutôt de la présenter à son ministère au titre de ses frais de représentations. Après tout, n'avait-elle pas du parfois tenir le rôle de première dame par intérim pendant le bref célibat présidentiel? Mais les temps ont changé, et les camps basculé. Après le règne de Cécilia, l'amie d'hier (Rashida a décliné l'invitation au mariage New-Yorkais) voici venu celui de Carla.
L'heure est à la sobriété et la première dame surveille ses rangs. L'Etat de grâce de Rashida, décidément trop "bling bling" serait passé, murmure-t-on dans les coulisses du palais. D'après le site internet Bakchich, les fonctionnaires sourcilleux n'ont pas non plus tous compris les affres vestimentaires de la ministre. Et le contrôleur financier de la Chancellerie, de rejeter tout récemment ce remboursement, sans pitié pour notre ministre incomprise. Une première pour cette vénérable institution.

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