18.06.2009 | 11h26 | par Anne-Cécile Sanchez
La foire de Bâle, qui a fermé ses portes dimanche, sera-t-elle le théâtre d’un nouveau scandale financier ? Pour UBS, elle est en tout cas un merveilleux réservoir de riches. Et pour le fisc américain, un terrain privilégié de chasse aux fraudeurs. La justice américaine soupçonnerait même la banque suisse de sponsoriser la petite sœur Art Basel Miami Beach dans le seul but de pouvoir y draguer ses clients potentiels, ainsi que le révèle « Rue 89 ». Comptes offshore ou œuvres d’art surfacturées, UBS proposerait à des collectionneurs patentés des formules clefs en mains et in situ, pour déplacer discrètement du cash. Un amateur d’art américain a ainsi expliqué avoir acquis des pièces plus cher que leur prix, la différence lui étant ensuite reversée sur un compte.
Alors qu’ils y ont fait quelques bonnes affaires, nombre d’Américains auraient même déserté cette année les allées de la 40e édition, de peur d’y être désormais débusqués par le fisc de leur pays, lancé sur la piste d’éventuels fraudeurs. Le comble : après avoir été un terrain de chasse idéal pour conseillers en art et en placements illicites, la foire serait devenue un safari pour enquêteurs du trésor yankee !
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