Le monde provocateur de Psyckoze - prestigium.com - Le quotidien de la mode

S'identifier Devenez membre
Expo

Le monde provocateur de Psyckoze

options

27.11.2009 | 13h55 | par Cécile Sepulchre et Fiona Sanjabi | 3 commentaire(s) 3

Tout commence par des toilettes, donnant sur la rue de Duras… Alexandre Stolypine, alias Psyckoze NoLimit, descendant d’une grande famille jadis au service du tsar de Russie, est aussi un artiste « street writer » depuis plus de vingt ans. Son mode d’expression ? La provocation. Ces fameuses toilettes ressemblent ainsi à celles d’une gare ou d’un lycée, à ceci près qu’elles ont été revisitées par ses amis, parmi lesquels figurent JonOne, ou encore O’Clock, de célèbres noms du graffiti. Résultat, des murs colorés, gribouillés, tagués, où fusent des expressions telles que « Carla, t’es bonne » ou bien « Sarkozy, c’est de la chienlit ». Détail : la rue où se situe cette profanation solennelle est située à deux pas de l’Elysée… Mais l’artiste ne se contente pas de faire rougir ou sourire les passants du VIIIe arrondissement. Dans la galerie, on découvre l’univers onirique et psychédélique de Psyckoze, avec ses personnages stylisés sans visage, aux silhouettes entortillées saisies au pinceau ou sculptées en fil de fer. Une évolution vers la sculpture très récente, d’après le directeur de la Galerie Pierre Cardin, Emmanuel de Brantes. Psyckoze NoLimit ose tous les matériaux, puisqu’il crée aussi bien sur des toiles que sur du papier, et même sur du béton, oscillant entre des surfaces extra-larges ou minuscules. Il travaille ainsi avec minutie à l’encre de Chine selon la technique du pointillisme, sur des œuvres miniatures inspirées de ses souvenirs de voyages et de son activité dans les catacombes de Paris. « Vous pouvez être le roi du plus grand nombre de tags ou le roi de l’endroit le plus inaccessible. Psyckoze est le roi du monde souterrain », décrète Henry Chalfant, auteur de « Subway Art », la bible du graffiti Le roi en question a toutefois connu des heures sombres. Celui qui fut l’initiateur de La Fonderie de Bagnolet et le fondateur du Centquinze, un espace dédié à la création de jeunes artistes, a en effet vu vingt années de créations partir en fumée dans un incendie criminel. Une œuvre créée sur du béton, exposée à la galerie, en fut l’unique rescapée. Loin de se laisser abattre, l’artiste présentait six mois plus tard une série de nouvelles œuvres sur le thème « Tout feu, tout flammes ». Histoire d’avoir le dernier mot face à ce coup du sort…

Psyckoze,
Galerie Pierre Cardin,
3, rue de Duras, 75008 Paris, jusqu’au 1er décembre.
Visites du mardi au samedi, de 12 heures à 19 heures.


   JonOne

   O’Clock


Vos commentaires Ajoutez un commentaire

Greg Z

le 17 janvier 2010 14h04

Superbe expo…

Allemeersch

le 29 novembre 2009 23h30

Toujours aussi parfait !

Emmanuel de Brantes

le 27 novembre 2009 19h29

Mosaïque sur béton

Ajoutez un commentaire
Qui êtes-vous ? (optionnel)

Un message, un commentaire ?

Tous les défilés

Découvrez l'intégrale des défilés de la saison de Paris, Milan, New-York, et Londres.

Voir tous les défilés