Foire

St-Art, la petite foire qui monte

par Anne-Cécile Sanchez publié le 21 novembre 2008

Fanget

Ce week-end, ceux qui aiment l’art contemporain prendront le train… pour Strasbourg. Pour visiter la très belle exposition consacrée par le Musée d’art moderne et contemporain à Hans Jean Harp, artiste majeur du XXe siècle, mais aussi, bien sûr, pour la 13e édition de St-Art.

À seulement 2 h 20 de TGV, St-Art est la petite cousine de province de la Fiac. Mais on se sent loin, dans ses allées, du parisianisme : seules 30 % des galeries sont en effet basées à Paris, les autres exposants venant soit d’autres villes françaises, soit d’Europe. Le dépaysement tient aussi à la personnalité d’Olivier Billiard, son fondateur, très attaché à l’idée d’une foire « tous publics, sans élitisme ». On n’y trouvera donc pas « d’art cérébral ». Ce qui ne veut pas dire que St-Art est une foire ringarde. Pour cette édition, Olivier Billiard, par ailleurs grand collectionneur, a demandé aux galeries de mettre en avant la vidéo, et nombreuses sont celles qui ont joué le jeu. Outre ses dessins et ses peintures, la galerie Prodromus présente ainsi deux vidéos d’Olivier Fanget : « Ryoèdre », composition inspirée du « Phèdre » de Racine sur une musique de John Cage, et « Les Jongleurs », dessins animés retravaillés à l’ordinateur. « Olivier Fanget est un autodidacte, explique la galeriste Anna Hartmann. Il a étudié les maîtres :Vélasquez, Rembrandt, Goya… son travail, tout en gardant un lien avec la tradition picturale, évolue vers une économie de moyens et ses œuvres, entre figuration et abstraction, laissent une grande place à l’imagination. »

Du 21 au 24 novembre
Parc des expositions, Strasbourg Wacken
www.st-art.fr

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