10.04.2009 | 12h49 | par Anne-Cécile Sanchez
Paris. Pour un photographe, un exercice de style délicat tant le motif est connu et a déjà été interprété. Et pourtant, il y a trois ans, Hervé Chandès, le directeur de la fondation Cartier, n’a pas hésité à passer commande d’une série « Paris » à William Eggleston. Le maître de la couleur est également un collectionneur d’instants, qui photographie en dégainant son appareil, sur le vif. Sa prédilection va aux détails du quotidien, qui font le tissu ordinaire d’une ville : motos arrêtées au feu rouge, reflets sur un trottoir ou dans une vitrine, sac poubelle en transparence… En regard de ces clichés souvent inattendus, qui semblent parfois déborder du cadre, une sélection de peintures au feutre est présentée pour la première fois au public. Totalement abstraites, elles font partie de l’univers du photographe, qui avoue dessiner depuis sa plus tendre enfance et avoir pour référence absolue Kandinsky.
« William Eggleston, Paris »
Jusqu’au 21 juin
Du mardi au dimanche, de 11 heures à 20 heures
Nocturne le mardi jusqu’à 22 heures
Fondation Cartier pour l’art contemporain
261, boulevard Raspail, 75014 Paris
www.fondation.cartier.com
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