30.04.2009 | 11h02 |
par Thierry Lasselin
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L’histoire : une nuit, Pierre va partager avec sa belle-fille, en cours de séparation avec son fils, un grand secret qui le hante depuis vingt ans.
Quoi que l’on pense de la qualité littéraire des œuvres d’Anna Gavalda, celles-ci réussissent à chaque fois à passer avantageusement le cap de l’adaptation cinématographique. Après le regretté Claude Berri qui s’était joliment emparé d’« Ensemble c’est tout », Zabou Breitman fait à son tour des merveilles avec « Je l’aimais », en signant son œuvre la plus bouleversante à ce jour. On y assiste aux confidences d’un homme à une jeune femme tout juste quittée par son petit ami ; pour tenter de la consoler de cette déchirure, il lui raconte sa propre et désastreuse expérience : avoir préféré ne pas choisir entre sa femme et sa maîtresse plutôt que de risquer de faire un mauvais choix. Zabou filme avec la précision d’une documentariste l’amour qui naît, qui galvanise puis qui s’éteint, faute de l’envie irrépressible d’un des deux protagonistes d’aller au bout de sa passion. On vit le film dans la tête de cet homme qui n’aime pas assez la vie pour prendre le risque de la vivre et qui, à vouloir ménager la chèvre et le chou, fera un vrai malheureux, lui-même. Dans ce rôle, Daniel Auteuil est tout simplement saisissant d’humanité, face à Marie-Josée Croze dans celui de son coup de foudre au goût d’inachevé et à Florence Loiret-Caille, la jeune fille blessée. Cela faisait longtemps, sans doute depuis « La Fille sur le pont », qu’on ne l’avait senti aussi habité par un personnage, et passionnément regardé par un cinéaste.
De Zabou Breitman
Avec Daniel Auteuil, Marie-Josée Croze, Florence Loiret-Caille…
Durée : 1 h 50
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soph
le 2 mai 2009 08h11
Vu à Bordeaux en avant-première il y a quelques semaines. Hormis la prestation d’Auteuil, que du convenu et de l’académique. On est bien loin des mélos façon Sautet.