Tom Ford : "Le cinéma me permet d’exprimer tout ce que je ne peux pas dire en mode" - prestigium.com - Le quotidien de la mode

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Interview Exclusive

Tom Ford : "Le cinéma me permet d’exprimer tout ce que je ne peux pas dire en mode"

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05.01.2010 | 13h54 | par Juliette Michaud | 16 commentaire(s) 16

Tom Ford, 48 ans, sera l’un des hommes de 2010 ! Nous l’avons rencontré dans son bureau de Los Angeles, sur Sunset Boulevard. Un bungalow vintage tendu à l’intérieur de noir et gris ultrachic. Parfum capiteux, voix musicale et gentillesse désarmante, éternel look de jeune premier avec la fameuse chemise blanche déboutonnée : impossible, fille ou garçon, de résister à tant de suavité ! Mais notre entretien exclusif révèle aussi à quel point celui qui porte désormais le bonheur aussi bien que le costume, a fait peau neuve.

Célèbre pour avoir réinventé les maisons Gucci et Saint Laurent, le couturier Tom Ford, qui a depuis créé sa griffe éponyme, surprend encore en écrivant et réalisant « A Single Man ». Un premier film magnifique adapté d’un roman de Christopher Isherwood : dans les années soixante, la crise existentielle d’un quinquagénaire faisant le deuil de son amant. Sa sortie en salle le 10 février, est précédée de rumeurs d’Oscar entêtantes, particulièrement pour Colin Firth qui trouve là le meilleur rôle de sa carrière… Ajoutée à cette nouvelle vocation de cinéaste, une première collection pour femmes dans les starting-blocks. Il est dit qu’en 2010, Tom Ford fera l’événement.

Le cinéma me permet d’exprimer tout ce que je ne peux pas dire en mode

Prestigium. Comment un couturier star devient-il metteur en scène de cinéma ?
Tom Ford.
En tant que créateur, vous passez votre temps projeté dans le futur, à dessiner des années à l’avance des collections qui sont ensuite si éphémères. Le cinéma me permet d’exprimer tout ce que je ne peux pas dire à travers la mode. C’est toutefois incroyablement difficile et long de mettre un film sur pied, même s’il s’agit d’un petit budget type art et essai comme celui de « A Single Man », et même si vous êtes déjà connu. Quand mes financeurs se sont rétractés, après le crack économique de 2008, j’ai pris la décision d’investir mon propre argent malgré les protestations de mon entourage. Mais avec le cinéma, je n’essaie pas de gagner ma vie : l’aspect commercial, je l’ai déjà, avec mes parfums, mes lunettes… Je ne me suis jamais considéré en tant qu’artiste dans la mode. Le cinéma me permet de répondre à mes désirs purement artistiques.

Avez-vous toujours été cinéphile ?
Tom Ford.
J’ai grandi au Texas et au Nouveau Mexique, où je me suis réfugié très tôt dans l’univers parallèle du cinéma, pensant que la réalité était celle du « Magicien d’Oz », celle du Hitchcock de « Vertigo », « Marnie » (Ndlr : « Pas de printemps pour Marnie ») et « Les Oiseaux », ou de Stanley Kubrick, de George Cukor, de Fritz Lang… Au départ je voulais être acteur, mais aussi architecte d’intérieur, et ce sont tous ces réalisateurs très stylisés qui m’influençaient. Il y a quinze ans, j’ai pris la décision d’avoir une carrière parallèle dans le cinéma. Je me suis mis à étudier plan par plan mes films cultes, je citerais aussi « Faster, Pussycat ! Kill ! Kill ! », tous les Wong Kar-Wai, « Le Scaphandre et le Papillon »… « A Single Man » est humblement truffé de références à tous ces bijoux.

Gucci et Yves Saint Laurent représentent la mauvaise direction que ma vie avait prise, toute entière tournée vers la réussite matérielle

En quoi le livre de Christopher Isherwood vous touchait autant ?
Tom Ford.
La première fois que je l’ai lu, j’étais un acteur d’une vingtaine d’années débutant à Hollywood : par le biais de mon premier petit ami, Ian Falconer (Tom Ford a donné ce nom de famille au héros du film), j’ai rencontré Christopher Isherwood chez David Hockney, dans sa maison de Los Angeles. La rencontre et le livre m’ont marqué, mais j’étais trop jeune pour comprendre que « A Single Man », qui ausculte une journée de la vie d’un professeur d’université écrasé par le décès de son amant de longue date, au-delà du thème du chagrin et surtout au-delà de l’homosexualité car cette histoire d’amour est universelle, est un livre très spirituel. J’ai relu le livre à quarante ans, alors que je traversais dans ma vie une crise semblable à celle du héros. J’étais alors au sommet de ma carrière chez Gucci, mais j’étais en pleine dépression. J’ai réussi très jeune, ce qui veut aussi dire que j’ai eu une crise de la cinquantaine… à quarante ans ! (Rires.) J’ai alors réalisé que « A Single Man » était un livre sur la perte de soi et sur l’importance, pour se retrouver, de vivre dans le présent et d’apprécier les petites choses les plus simples de la vie. Une révélation.

De votre carrière chez Gucci, qui avait racheté Yves Saint Laurent en 1999, vous avez dit : « Je grimpais une échelle contre un mauvais mur »
Tom Ford.
Gucci et Yves Saint Laurent représentent la mauvaise direction que ma vie avait prise, toute entière tournée vers la réussite matérielle. Je possédais la célébrité et la fortune, j’avais un compagnon formidable, des voitures, des maisons partout dans le monde, des œuvres d’art, je pouvais faire tout ce que je voulais, ce qui comprenait beaucoup de vodka et de cigarettes… Mais j’étais arrivé à un stop. Ma vie n’avait pas de substance. Gucci était un extrême… Quant à Yves Saint Laurent… Nous étions amis jusqu’à ce je dessine cette collection en noir et blanc et qu’il décide de m’effacer de la surface de la terre. (Rires.) Je ne me souviens même pas en détail de mon expérience avec Yves Saint Laurent, tant tout était négatif. J’ai bataillé toute ma vie avec la dépression sans jamais en faire état publiquement, mais lorsque j’ai quitté Gucci/Saint Laurent, c’était très profond. J’ai vu un psy, je me suis plongé dans des lectures philosophiques, surtout celle du « Tao Te Ching », ma bible, qui encourage à nous dégager du matérialisme pour trouver le bonheur. Et je me suis retrouvé, avec l’aide du scénariste David Scearce, à adapter de façon très personnelle le projet « A Single Man », qui me tenait à cœur depuis si longtemps.

Votre film offre des rôles superbes à Colin Firth, et à Julianne Moore qui joue la meilleure amie énamourée  : lui, avec son look à la Marcello Mastroianni dans « Huit et demi », elle, archi-glamour…
Tom Ford.
Ils incarnent les tenants d’une amitié amoureuse, et m’ont comblé. Nous étions connectés de façon troublante. Peut-être parce que nous sommes tous les trois du même âge. Julianne a été la première à dire oui. Sa liberté d’actrice m’a émerveillé. Au départ un autre acteur que je ne nommerais pas devait jouer George Falconer, mais j’étais soulagé qu’il se désiste, car Colin Firth était mon premier choix en raison de son charme et de son élégance. On oublie que cet acteur hétérosexuel a commencé sa carrière en jouant un gay aux côtés de Rupert Everett dans « Another Country » (« Histoire d’une trahison »)… Pour son aptitude, aussi, à tout exprimer par le regard. Lors de la scène clé où il pleure, j’ai laissé tourner la caméra sur lui, et toute l’équipe était fascinée. Il y a aussi le fait que Colin Firth est du signe de la Vierge, comme moi (Tom Ford est Vierge ascendant Vierge) et comme Christopher Isherwood. C’est naïf, mais je crois aux recoupements astraux, je comprends le fonctionnement, l’obsession de l’ordre, des personnes nées sous le signe de la Vierge.

De son personnage, Colin Firth dit : « Si vous enlevez son look impeccable, il tombe en morceaux. Il y a beaucoup de Tom Ford là-dedans… »
Tom Ford.
Si je me réveille et que la journée s’annonce difficile, je revêts mon meilleur costume, je polis mes chaussures, j’ajuste chaque détail de mon apparence : je trouve une force dans ce rituel. Lorsque l’on voit Colin Firth s’habiller de façon presque maniaque le matin, oui, c’est moi qui ai besoin de mon armure quotidienne pour sortir. Mais cet aspect du personnage est aussi dans le livre. Et sur le tournage, je n’avais pas besoin de cette protection. J’étais très nerveux à l’idée de crier « Coupez ! » sans avoir l’air ridicule, mais j’étais maître de la situation, heureux. D’autant que l’habitude de communiquer une vision personnelle à une équipe a pallié mon inexpérience de réalisateur.

Vous avez aussi rajouté dans le film l’élément du suicide…
Tom Ford.
La décision de George de se tuer en fin de journée vient d’un proche de ma famille qui s’est suicidé avec le même soin méticuleux : il a étalé sur son lit le costume Gucci que je lui avais offert, les boutons de manchette, un duvet pour ne pas faire de « saleté »… J’ai aussi intégré, par rapport au livre, mon amour fou pour mes deux petits chiens (ce sont ceux du film). La fillette blonde est inspirée de ma propre sœur, j’ai moi-même le même petit ami depuis vingt-trois ans (Richard Buckley, ancien journaliste de « Vogue », qui fait une apparition dans « A Single Man »)… Il y a aussi l’étudiant joué par Nicolas Hoult (le gamin de « About a Boy », en français « Pour un garçon »), qui est un peu moi quand j’avais dix-huit ans.

Au fond, quel que soit le canevas sur lequel vous travaillez, vous avez besoin d’imprimer profondément votre marque…
Tom Ford.
J’ai conscience d’avoir une personnalité et un esthétisme prononcé, mais l’élégance du film, que certains comparent à la série « Mad Men », parce que j’ai fait appel au même décorateur Dan Bishop, n’est là que pour aider à développer l’histoire. Même dans les chefs-d’œuvre de Wong Kar-Wai – à qui j’avais demandé de réaliser une pub chez Gucci, et dont j’ai emprunté le compositeur fétiche pour signer quelques morceaux de ma bande originale –, le style n’est pas gratuit. L’image et la texture très évolutive dans « A Single Man », du déprimé au technicolor, expriment la prise de conscience progressive de George avec le monde qui l’entoure. Le regard est au centre du film. C’est la raison pour laquelle, par exemple, j’ai voulu cette scène saturée de soleil rose sur le parking : la rencontre avec ce gigolo façon James Dean, mélange de beauté et de tristesse, que George veut juste admirer comme s’il était une fleur humaine, et sur un mur, les yeux de Janet Leigh dans « Psychose », qui représentent à la fois la peur diffusée par notre société et l’éveil à la vie…

La mode et Hollywood, c’est devenu une formule fatiguée … Je m’intéresse plus aux tapis rouges du Festival de Cannes, où les artistes prennent encore des risques avec leurs tenues

Colin Firth et Julianne Moore sont déjà nommés aux Golden Globes, et on pourrait bien les retrouver aux Oscars. Les habillerez-vous ?
Tom Ford.
Penser aux Oscars, c’est trop de pression. J’ai souvent habillé Julianne Moore dans le passé, c’est comme ça que je la connais. Après avoir conçu ses toilettes pour le dernier festival de Venise, où Colin a eu le prix d’interprétation, elle m’a demandé si je voulais qu’elle porte mes créations pour tous les événements de la saison des prix à venir, et j’ai décliné. La mode et Hollywood, c’est devenu une formule fatiguée : pour se lancer, les couturiers créent un modèle spécial, demandent aux actrices de le porter, les actrices posent la main sur la hanche, citent la marque… Je m’intéresse plus aux tapis rouges du Festival de Cannes, où les artistes prennent encore des risques avec leurs tenues, s’habillent plus en fonction de leur personnalité, que par rapport aux directives de leurs agents, managers et stylistes terrorisés à l’idée du faux pas. Ceci dit, Colin Firth a gardé son costume et une réplique de ses lunettes du film ! (Rires.)

Quelle est la symbolique du gros plan, déjà culte, de Julianne Moore en train de se dessiner l’œil à l’eye-liner ?
Tom Ford.
Le regard, encore et toujours… Julianne Moore joue une ancienne beauté qui ne sait plus comment opérer dans la société, maintenant que son physique n’est plus son atout majeur. L’on ne parle jamais de la crise de la cinquantaine chez les femmes, or pour avoir passé une bonne partie de mon existence avec elles, je peux faire tout un film sur le sujet. Je suis peut-être homosexuel, mais j’ai une compréhension et un amour extraordinaire des femmes et de ce qu’elles endurent dans notre culture. Une belle femme a plus de pouvoir que quiconque dans le monde, et tout à coup, l’âge est là… Charley, le personnage de Julianne Moore est à cette étape, elle s’accroche à ce qu’elle a été avec un certain désespoir, en essayant de rester le plus dans l’air du temps possible : elle écoute Serge Gainsbourg, porte les premières robes de la mode pop psychédélique, et s’applique à se faire un fantastique œil de biche parce qu’elle pense : « Avec un regard aussi fabuleux, George va m’aimer ! »

Les amitiés amoureuses avec les femmes, vous connaissez bien ?
Tom Ford.
Si vous devez me définir en quelques adjectifs, gay n’est pas ce qui vient en premier. Pour enrichir le personnage de Julianne Moore, j’ai fait un patchwork de toutes mes amies femmes, et même de ma grand-mère. J’ai aussi imaginé tout un passé entre Charley et George, qui illustre la propre relation que j’ai avec de nombreuses femmes de ma vie.

Quand avez-vous réalisé votre pouvoir d’attraction sur les gens ?
Tom Ford.
À 18 ans. Soudain je n’étais plus ce garçon efféminé sans amis, les filles s’intéressaient à moi… Mais je n’ai jamais été du genre à m’admirer des heures. Lorsque vous êtes un personnage public, vous devez vous voir objectivement. À savoir : mon cou commence à tomber, mes cheveux sont trop courts, j’ai des cernes, mon front est trop brillant, ça doit être le Botox… (Rires.) Mon vrai secret de jeunesse est d’avoir arrêté de boire et fumer, cela m’a immédiatement rajeuni de dix ans, je ne plaisante pas ! Être heureux et plus altruiste donne aussi meilleure apparence. La beauté est un état d’esprit.

Après les années bling-bling vous voici devenu un chantre du chic avec votre griffe Tom Ford. Vos lunettes par exemple, qui n’affichent pas ouvertement la marque…
Tom Ford.
Je crains d’avoir beaucoup contribué, avec le clinquant de Gucci, aux années bling-bling… C’était une autre époque, je n’avais pas le même âge, nous étions dans un autre monde, avant la crise. Un créateur doit évoluer avec la société.

Votre marque a-t-elle été touchée par la crise économique ?
Tom Ford.
Nous avons souffert, mais moins que tous les autres. Mon entreprise, dont les ateliers sont à Milan, a été un peu protégée. Parce que si j’enlève ma veste (il joint le geste à la parole et nous présente la sublime doublure de son costume noir), si je la démonte, je peux vous montrer chaque point, chaque couture. Le produit est vrai et honnête. C’est le meilleur que nous pouvons produire, et les gens qui aiment vraiment les vêtements sont sensibles à notre savoir-faire. Nos vêtements sont chers. Je fais des costumes à 5 000 $. Cela veut dire que nos clients ne vont peut-être plus s’acheter une nouvelle peinture, mais ils continueront à s’acheter une veste chez nous. C’est un investissement.

Un indice sur la collection femmes que vous préparez… Et pour quand ?
Tom Ford.
Je ne suis encore sûr de rien, je peux cependant dire que j’adore les femmes et l’idée de dessiner pour elles ! Leurs vêtements reflètent toujours la société bien plus que ceux des hommes : si nous sommes en pleine période d’extravagance, les vêtements de femmes deviennent extravagants. Si nous sommes en période d’austérité, les vêtements de femme se font plus austères. Une femme veut avant tout être belle, elle veut avoir l’air mince, grande, avec une silhouette flatteuse : c’est en gardant cela en tête que je veux créer pour les femmes. Pour les hommes, je dessine simplement les vêtements que j’ai envie de porter, et je les mets dans des magasins. C’est limité.

Prévoyez-vous d’ouvrir un magasin pour les femmes ?
Tom Ford.
Absolument. J’ai de nombreux magasins pour hommes, à New York, Zurich, Las Vegas, Milan, Dubaï. Mais pour le nouveau magasin hommes que nous ouvrons en janvier à Beverly Hills, nous anticipons déjà un second étage pour femmes.

De tout mon parcours, « A Single Man » est l’accomplissement dont je suis le plus fier

Comment voyez-vous votre avenir entre la mode et le cinéma ?
Tom Ford.
Je ne vais pas me mettre à dessiner des robes et des smokings en noir et blanc, juste parce que je fais du cinéma ! (Rires.) J’espère avoir deux carrières parallèles. Ces deux domaines remplissent des besoins différents et séparés. Même si vous êtes un réalisateur chanceux, cela prend deux ou trois ans de faire un film, et cela me rendrait fou de ne pouvoir créer concrètement pendant les périodes de creux. J’espère donc alterner le design et l’écriture, la préparation d’une collection et le tournage d’un film. Au cinéma, j’espère que je vais être capable de rester pur. Pour cela je vais avoir besoin d’un peu de distance, de me ressourcer avec mon ami et mes chiens dans mon ranch magique du Nouveau Mexique, là où se trouve encore une bonne partie de ma famille. Mais j’ai déjà commencé à écrire un nouveau scénario. De tout mon parcours, « A Single Man » est l’accomplissement dont je suis le plus fier.

Que pensez-vous du projet de Ridley Scott, qui prépare un film sur Gucci, avec vous parmi les personnages ?
Tom Ford.
J’ai croisé Ridley Scott plusieurs fois et il a mentionné le film mais je ne veux ajouter aucun commentaire là-dessus, je suis trop proche de toute cette histoire. Je n’ai pas lu le scénario, ni le livre, mais pour avoir tout vécu chez Gucci, ce n’est pas nécessairement un film que j’ai envie de voir ! (Rires.)

« A Single Man », par Tom Ford
Sortie le 24 février 2010


   Festival de Cannes

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   Tom Ford

   Gucci

   Oscars

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   Julianne Moore

   Richard Buckley

   Nicolas Hoult

   Dan Bishop

   Ridley Scott


Vos commentaires Ajoutez un commentaire

Oriane

le 26 février 2010 00h52

Magnifique interview de Tom Ford. L’aveu de cette dépression fait réfléchir, au lendemain du suicide d’Alexander McQueen. Tom Ford a aussi pensé au suicide visiblement alors qu’il était au sommet de la gloire. La mode tuerait elle ses idoles ?

julien

le 9 février 2010 14h49

Je l’appréciais de loin puis j’ai entendu parlé du film et j’ai lu cette interview. C’est quelqu’un d’intéressant et d’attachant. Quelqu’un de bien. Quant à Yves Saint Laurent et Berger, je ne suis finalement pas étonné vu les interventions de celui-ci ces derniers mois. La légende en prend un coup.

Amélie TINMAR

le 7 février 2010 17h40

Un artiste talentueux et honnete . Merci pour cet interview

Constant

le 4 février 2010 09h08

Entretien passionnant.il me tarde de voir "ce" film*

Simon Bergeron

le 28 janvier 2010 20h05

Je suis un fan !

Nathalie Paracucchi

le 25 janvier 2010 17h23

très intéressant article qui donner envie de foncer au cinéma voir "A Single Man" dès sa sortie, après avoir fait un tour, si on habite dans le coin, à Beverly Hills pour dévaliser la boutique de Tom Ford !

richard

le 15 janvier 2010 01h16

vraiment enrichissant. bravo je vais courir voir le film

bill

le 15 janvier 2010 01h14

bravo pour cet article vraiment riche

Patrice

le 13 janvier 2010 07h13

Le talent et la modestie a l’état pur, chapeau mister FORD !

jane

le 7 janvier 2010 19h48

J’attendais des nouvelles de ce film avec impatience , vous etes les premiers à m’en faire part , merci mille fois pour cette interview au top !!!

isabelle

le 7 janvier 2010 15h56

Allez voir A Single Man, c’est un film magnifique !

philippe E

le 7 janvier 2010 13h52

article qui note bien la profondeur et la sensibilité de Tom Ford, cela donne envie de lire le livre et d’aller voir le fim "A Single Man "

Allota

le 7 janvier 2010 13h33

Tom Ford qui se détourne du matérialisme et continue de proposer des costumes à 4000 euros et des lunettes à 400… On croit rêver ou plutôt cauchemarder.

Blind test

le 7 janvier 2010 12h19

J’ai approché Tom Ford au sommet de sa carrière au début des années 2000 : il était réellement l’archétype hautain de cette période et du style bling bling mais jamais avec la vulgarité d’un(e) Versace et il incarnait son "personnage" toujours avec une subtile distanciation qui lui permet aujourd’hui de nous préparer de beaux films… J’ajoute que la suite de l’histoire Gucci / YSL sans Tom Ford paraît aujourd’hui bien terne et fade.

Ltth

le 6 janvier 2010 19h46

Il nous tarde de voir le film

Alex

le 5 janvier 2010 18h42

Bravo pour cet article. Tom Ford est formidable

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