Carla Bruni et Letizia d’Espagne, duel au sommet ou duo composé ? - prestigium.com - Le quotidien de la mode

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FIRST LADIES

Carla Bruni et Letizia d’Espagne, duel au sommet ou duo composé ?

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28.04.2009 | 16h13 | par Cécile Sepulchre | 7 commentaire(s) 7

Se seraient-elles donné le mot ? « Prestigium » vous livre une analyse exclusive sur le grave sujet qui agite la presse du jour. Au terme d’une comparaison serrée de leur look, nous sommes en mesure de supposer qu’une entente illicite entre les deux first ladies est à envisager ; la rencontre entre Carla, 41 ans, et Letizia, 36 ans, ressemblait plus à une jolie partition à deux mains qu’au duel impitoyable annoncé par la presse internationale. Cette dernière a pourtant presque relégué les affaires d’État au second plan tant elle s’est enflammée pour les looks de ces premières dames, les Espagnols attendant avec une impatience ravie « l’ouragan Carla ». Le quotidien « El Mundo » a même jugé bon de comparer cette rencontre à un match de boxe, présentant les premières dames avec, à l’appui, leurs mensurations respectives, leurs points forts, leurs points faibles, et annonçant un « duel d’élégance et de glamour ». La presse diplomatique devra désormais réviser ses classiques mode avec des sessions de rattrapage dans les défilés, si elle veut suivre les prochains « duels au sommets ».

La rencontre entre ces deux élégantes aux silhouettes légères était, de fait, particulièrement prometteuse. Elle n’a pas déçu. Fidèle à ses habitudes, Carla a débuté mezzo voce, dans une discrète robe noire d’écolière Alaïa, en maille côtelée de viscose et soie – collection Fall-Winter 2009-2010 –, modèle rehaussé d’un fin boléro blanc en popeline de coton à manches trois-quarts, également signé Azzedine Alaïa. Peu de bijou, si ce n’est une montre Chaumet. Une discrétion compensée par une bise à la reine Sofia ; sans enfreindre le protocole royal espagnol, plus souple que celui de la cour d’Angleterre, ce geste reste une légère entorse au savoir-vivre traditionnel, selon lequel on évite d’embrasser quelqu’un lors d’une première rencontre. Mais la froideur apparente de Carla à l’égard du couple Obama, auquel elle avait tendu la main en jeune femme bien élevée, lui a été suffisamment reprochée pour qu’elle évite un autre faux pas. Le savoir-vivre médiatique relève d’autres règles, plus insaisissables. Une seconde révérence aurait sans doute fait too much, d’autant que celle-ci « n’est absolument pas une obligation, mais une habitude adoptée par certains », comme l’a immédiatement précisé à l’AFP un porte-parole conciliant de la maison royale espagnole. Ce n’était pas le moment de monter en épingle un nouvel incident médiatique après l’affaire du cerveau de Zapatero. Va donc pour une bonne paire de bises à la reine Sofía, renouvelée – que dis-je, bissée ! – plus tard dans la journée, pour la plus grande joie d’une presse espagnole aux anges. Peut-être faudrait il suggérer à Carla d’imposer son propre protocole pour se simplifier la vie à l’avenir ?

Revenons aux choses sérieuses. La scène suivante laisse soupçonner une entente souterraine entre les deux parties tant les deux first ladies semblaient étonnement assorties. Carla avait choisi une robe bleu nuit, faux uni imprimé, cravate, Dior (collection Fall-Winter 2009-2010), parfaitement coupée et délicatement nouée à la taille par un lien, accessoirisée d’une simple pochette ton sur ton avec sa tenue, un bracelet doré et des boucles d’oreilles très politiquement corrects. Et, comme toujours, des petits talons à la hauteur de son mari, contrastant avec ceux – 3 cm de plus, donc vertigineux pour la presse à l’affut – de Letizia d’Espagne, dont le mari est nettement plus grand, il est vrai. Ces réglages de talons ayant mis tout le monde à la bonne hauteur, on pourrait encore comparer les longueurs des robes, au genou, séparées par au moins… 2 cm de différence (préférence à la version « courte » de Carla). Un élément à ajouter au dossier de l’entente illicite. Letizia d’Espagne avait, elle, opté pour une robe bordeaux à manches trois-quarts, légèrement plus travaillée, avec ses découpes en fine lamelles, et des escarpins en satin rose poudré, « un poquito mas burgese » (un poil plus bourge). À ces infimes détails près, les deux premières dames ressemblaient à des sœurs jumelles, avec un léger avantage à Carla, dont la silhouette était plus habillement soulignée et dont les escarpins Louboutin affichaient, de dos, la subtile note sexy de leurs semelles rouges très codées, qui ont dû faire frémir les toreros de tous poils, comme les fashionistas, même si ce n’était pas pour les mêmes raisons.

Dernier round, les robes longues, toujours très attendues. Carla, robe en velours bleu nuit ultrasobre légèrement évasée sous la taille, décolleté dos plongeant, boucles d’oreille Cartier a joué une fois encore le glam’ sécure. Letizia était cette fois-ci plus audacieuse, dans une robe de soie gris clair, réhaussées de broderies perlées et barrée d’une royale écharpe bleue ainsi qu’un diadème. Un vrai look de princesse. Mais, là encore, plane un soupçon d’entente. Les deux robes avaient des ligne évasées à traîne similaires et les couleurs étaient trop bien assorties, avec ce sobre accord de bleu nuit, blanc et bleu roi. Avantage ? Serons-nous taxés de chauvinisme si nous avouons une fois encore une préférence pour la sobriété de Carla ? Mais nous pouvons aussi invoquer un joker. Ces dames ayant passé le plus clair de leur temps assises à table, nous devons avouer un léger manque de recul.

L’épouse du président français commence-t-elle à se lasser de ces cérémonies ? Les yeux baissés, elle semblait si perdue dans ses rêves qu’elle a réagi avec un temps de retard lorsque Nicolas Sarkozy lui a rendu hommage, laissant entendre qu’elle intéressait plus le public que lui. Un point sur lequel il ne sera pour une fois pas contredit. La presse espagnole n’hésite pas à expliquer que Carla était "le seul intérêt de cette visite" (La Razon), et qu’ "En réalité, c’est Carla Bruni qui a visité Madrid, accompagnée de son mari" (El Mundo ). Or l’héroïne du jour était ailleurs, bien loin du discours de son mari. Un beau sourire a vite effacé l’impair, mais on aimerait savoir à quoi rêvait la première dame…


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   El Mundo

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   Nicolas Sarkozy


Vos commentaires Ajoutez un commentaire

priscilla

le 20 juillet 2009 23h50

L’article est assez marrant ! Et entre Carla et Letizia, je vote moi aussi pour Carla !

Lucie

le 18 juillet 2009 11h56

La pauvre ? J’échange tout de suite car à mon avis ce doit être quand même très intéressant. Son gentil mari ne lui impose rien en plus. Elle a déclaré en Italie qu’il lui permettait de sécher tout ce qui l’embêtait et que c’est pour cela qu’elle n’est pas allée au précédent G8 et qu’elle a tout séché en Espagne semant une belle pagaille. C’est mieux qu’une vie de princesse lorsque l’on a tous les droits sans les obligations.

Laurence

le 16 juillet 2009 03h06

Ca ne doit pas être simple tout cela ! Pauvre Carla, elle devait rêver à sa guitare quand Sarkozy faisait son discours. On se demande combien de temps elle va tenir. Ca doit être horriblement ennuyeux et stressant de se farcir ces cérémonies en jonglant entre tous ces savoir vivre tordus, dont le seul mérite est la force de l’antériorité. Mais pour répondre à Jean Paul je crois que même sur les îles les plus perdues du Pacifique, l’invité doit s’adapter au savoir vivre du pays qui le reçoit. Et cela donne souvent des situations assez comiques.

luis candelas

le 9 mai 2009 17h45

je trouve carla et laeticia tres belles toutes les deux

Jean Paul Cauvin

le 30 avril 2009 14h54

Chère Cécile, Au-delà de votre article plein d’esprit et de votre fine analyse, la question d’un protocole propre à l’épouse du Président français pourrait en effet se poser, et à double titre. Les débats et chroniques politiques ne cessent de nous rappeler que l’épouse du Président de la République n’a pas de rôle officiel puisqu’elle n’a pas été élue et qu’elle relève de la vie privée du Président. Néanmoins, dans les faits, Carla Bruni-Sarkozy est une véritable ambassadrice de la France dont l’image est constamment scrutée, analysée, disséquée. Nos institutons auraient-elles tant de mal à prendre en compte les évolutioqn de la société qu’elles laisseraient la première dame de France dans un flou (pour ne pas dire un vide) protocolaire à chaque fois réajusté ? Par ailleurs, la République et ses valeurs devraient-elles sempiternellement céder le pas, voire s’incliner symboliquement devant toute monarchie ou tête courronnée ? Ces questions touchent aux valeurs essentielles de la France, et je serais curieux de savoir ce que nos lecteurs internautes en pensent… Comment concilier diplomatie et protocoles dans ces cadres ? Comment véhiculer les valeurs propres à un pays et à une forme constittionnelle dans le quotidien des voyages officiels ? Voilà des questions qui se posent d’abord au plan politique…

Eric

le 30 avril 2009 00h50

Que l’on aime ou pas son mari, il faut avouer qu’elle assure, notre Carlita !

azerty

le 29 avril 2009 12h54

Concernant le détail - ô combien important - de la bise faite à la reine, en voyant la vidéo, on constate que Carla fait d’abord mine de serrer la main et se ravise lorsqu’elle s’aperçoit que la reine compte l’embrasser.

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