15.07.2009 | 14h37 |
par Julien Pearce
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On l’attendait sur le front de la mode. Elle s’est illustrée sur celui, plus glissant, de la polémique politicienne. Sans pour autant négliger ses tenues lors du G8 de L’Aquila et du 14 Juillet, Carla Bruni-Sarkozy a montré qu’elle n’est pas qu’une figurante au style irréprochable. L’omniprésence du blanc – symbole de paix –, venu prendre le relais du violet dans ses choix vestimentaires, semble marquer un tournant. La première dame lance un message indirect, tout en restant sur le terrain de la sagesse et du classicisme. Au cours des cérémonies du 14 Juillet, Carla Bruni-Sarkozy est apparue aux côtés de son mari dans une robe de cocktail Dior en cashmere blanc, puis à la garden-party de l’Élysée dans une robe en satin et crêpe de la collection croisière Chanel. En Italie, blanc toujours, avec un costume immaculé ultra-classique, et une robe près du corps blanc crème assortie d’un polo rose pale. Le terrain de l’élégance lui semblait tout acquis, mais Carla Bruni-Sarkozy a trouvé en Michelle Obama une solide partenaire. La First Lady a honoré le style italien en portant coup sur coup deux tenues Moschino. Classicisme de rigueur en présence du pape, la first lady américaine a arboré un ensemble noir mélangeant organza et soie. Michelle Obama s’est ensuite détendue dans une robe estivale très fleurie avant de repartir pour Washington. Carla Bruni, comme toujours, jouait sur un terrain plus sobre. Mais ses tenues tout en retenue contrastent avec le langage plus politique distillé par La première dame française.
Berlusconi n’a qu’à bien se tenir. Voilà en somme le message que Carla Bruni-Sarkozy est venue délivrer au président du Conseil italien en se concoctant elle-même son petit programme pour le G8 de L’Aquila (Italie). Carla Bruni-Sarkozy a en effet refusé de loger à Rome dans l’hôtel cinq étoiles prévu pour l’occasion. En s’installant dans la caserne de L’Aquila réservée aux « mâles » et en menant indépendamment ses activités, l’Italienne a ajouté un peu de piment à ce G8 politiquement voué à l’échec. Certains observateurs italiens, dont le frère Berlusconi, n’ont pas manqué d’interpréter le comportement de Carla Bruni-Sarkozy comme de la « goujaterie » et de l’irrespect à l’encontre du président du Conseil italien, attribuant à la première dame française le surnom de « Lady Snob » , largement repris dans la presse italienne. Propos que ce Berlusconi s’est empressé de dénoncer pour faire taire la polémique naissante.
Lors du G8 de L’Aquila et du 14 Juillet, Carla Bruni-Sarkozy a montré qu’elle n’est pas qu’une figurante au style irréprochable.
Aux prises depuis plusieurs mois avec les critiques sur son mariage, Silvio Berlusconi n’a visiblement pas eu la présence d’esprit de cajoler la gent féminine. Un faux pas dangereux lorsque l’on sait que ces dames avaient été appelées par certaines associations féministes à boycotter ce G8. Les autorités italiennes ont fait une entorse à la tradition en séparant les participants officiels de leurs invités pour des raisons de sécurité. Désireux de transférer le G8 initialement prévu en Sardaigne dans la ville de L’Aquila, sinistrée par un violent tremblement de terre en avril, le président du Conseil italien s’est par la même occasion empêtré dans une organisation chaotique. La sécurité des hôtes était en effet menacée par les fréquentes répliques que connaît la région. Il fallait donc protéger les hommes. Seulement les hommes ! Mais s’il y avait bien une secousse à laquelle ne s’attendait pas Berlusconi, c’est celle lancée par Carla Bruni-Sarkozy. La première dame a accumulé les provocations, déclinant l’invitation de loger à l’hôtel, puis refusant de faire semblant de visiter Rome – qu’elle connaît déjà –, de rencontrer le pape et, enfin, de participer à un dîner donné par la femme du président italien… ce qui commençait à faire beaucoup. Scandale pour les uns, polémique futile pour les autres. Lors de sa visite à L’Aquila, Carla Bruni a remis un chèque de sa fondation, d’un montant de 50 000 euros, afin d’aider à la reconstruction de l’hôpital de L’Aquila, annonçant aussi que la France verserait 3,2 millions d’euros pour la restauration du dôme de l’église Santa Maria del Suffragio. Carla Bruni-Sarkozy s’est ainsi immiscée sur un terrain glissant pour Berlusconi, très critiqué pour sa gestion de l’aide aux sinistrés. Quitte à créer une autre polémique en France, où certains s’inquiètent de voir l’argent public mis à la disposition d’une personne sans mandat.
La première dame, en focalisant sur sa personne des réactions très violentes en Italie, a sans doute indirectement rendu service à Berlusconi, lui permettant de faire oublier l’hypocrisie qui a animé ce rendez-vous obsolète, tant dans sa forme que dans son contenu. Tenir un G8 sur fond de crise, trois mois après un G20 prometteur, paraît incompréhensible au vu des enjeux qui animent notre planète. La polémique « Lady Snob » a donc été du pain bénit pour ceux qui n’avaient finalement que peu à raconter.
Anna
le 16 juillet 2009 02h52
La photo me laisse rêveuse : lorsque Carla met ses talons, même petits, et que Nicolas oublie ses talonnettes, ça fait tout de suite une différence assez impressionnante !
Frédérique
le 16 juillet 2009 01h07
On retient de l’affaire qu’elle s’est un peu pris les pieds dans le tapis. la politique C’est plus compliqué que ça en a l’air. Finalement personne n’est content, mais Carla s’est offert des frissons politique. Pour 3 millions d’euros qui vont finir dans les caisses déjà bien fournies du Vatican. Ca fait cher le frisson quand on sait que les caisses sont vides.
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Anna
le 20 juillet 2009 23h48
Il vaudrait peut être mieux que Carla se concentre sur ses tenues. La ça fait un peu désordre son histoire. Mais ça ne fera sans doute pas de mal à Berlusconi de se prendre un petit camouflet.