Carla, reine de mode ? - prestigium.com - Le quotidien de la mode

S'identifier Devenez membre
Tendance

Carla, reine de mode ?

options

04.04.2008 | 16h05 | par Victoria Daspet

Carla Bruni-Sarkozy,le prince Philippe, duc d’Édimbourg, la reine Elizabeth II et le président français Nicolas Sarkozy inspectent la Garde à leur arrivée au Château de Windsor. © Anwar Hussein / WireImage.com

Jeune et exposée comme une Jacky Kennedy, ambiguë comme une Lady Di, sulfureuse comme une Kate Moss, et mariée à un président dont la vie privée a fait couler beaucoup d’encre, Carla Sarkozy a tout pour devenir une icône de mode planétaire. Il lui reste encore à avoir du style.

Ses tenues lors de son séjour londonien ont retenu l’attention des médias du monde entier, chaque look étant scruté par les rédactions de mode, mais aussi politiques puisque même le très sérieux "The Independent" a jugé bon de signaler que son manteau Dior ne sera disponible que dans quelques mois ! Gageons que la liste d’attente est déjà longue. Cette visite d’Etat en Angleterre a marqué l’intronisation de notre first Lady dans le cénacle des grandes prescriptrices de mode. La moindre de ses apparitions à l’étranger, forcément relayée par la presse internationale, aura bien plus d’impact que celui d’une actrice sur un tapis rouge. Un effet auquel elle ne pouvait prétendre lorsqu’elle était top model : Il y a beaucoup de mannequins, il y a de nombreuses actrices, mais une seule first Lady dans le monde est aussi belle, aussi sculpturale et aussi mode. Carla apporte une note de glamour dans l’univers du pouvoir suprême, traditionnellement plus austère, et c’est ce contraste qui crée une alchimie particulière.

De toute évidence, l’avalanche d’articles (et les houleux débats dans les rédactions) qu’ont suscitée ses premières apparitions n’est qu’un début. La Carlamania commence à peine. Les médias indiens ne se sont toujours pas remis de ne pas l’avoir vue au cours du dernier voyage présidentiel et les services diplomatiques ont du se fendre d’une lettre pour excuser son absence lors de la tournée dans les pays arabes, tant ces derniers en étaient consternés. L’électricité qui accompagne ses apparitions guettées, en France comme à l’étranger, devrait aller crescendo. Nicolas Sarkozy peut d’ores et déjà se résigner à ne plus être que "l’homme qui accompagne Carla". Le couple présidentiel suscite désormais autant de curiosité qu’un duo de rock stars.

La mode française, un domaine que l’ex-top modèle connaît sur le bout des doigt, sera la grande bénéficiaire de ce phénomène. D’autant qu’elle n’a pas encore donné toute sa mesure. Certes, sa silhouette sculpturale lui permet d’ "enlever "la tenue la plus stricte. Mais elle doit encore trouver le juste équilibre entre ses obligations et ses véritables goûts personnnels, qui vont vers des tenues beaucoup moins formelles. Ses tenues un peu guindées, et encore -trop- souvent sombres, ont tout d’une prudente mise en jambe. Dont le tempo est allé crescendo lors de sa visite londonienne. Gris de collégienne pour commencer avec cette fameuse redingote signée Galliano et ce petit beret frenchy sur lesquels tout a déjà été dit ; bleu marine à travers un fourreau à l’élégance plus subtile ; puis violet, une couleur que St Laurent a remis en piste la saison dernière et qui devrait bénéficier d’un nouveau souffle. Le premier coup de pouce avait été donné par la robe Hermès portée par Carla lors du dîner d’Etat donné pour Shimon Peres. Les bureaux de style doivent déjà fiévreusement réviser leur palette.

De même la sage longueur sous le genou du début du séjour -une longueur moins "mamie" qu’il n’y parait car on l’a beaucoup observé sur les derniers défilés- a évolué au fil de son séjour. Les ensembles plus courts étaient toutefois traités dans une version soixante, style Jacky O, politiquement correcte. L’épouse du président a conclu cette parade vestimentaire par un spectaculaire lâché de manteau face aux expatriés de Londres, aux anges, qui ressemblait furieusement à un effet de podium (cf vidéo www.lepost.fr) : le président a expliqué qu’il faisait chaud… et ménagé le suspens pendant que son épouse, se délestait illico de son manteau violet, découvrant des bras nus sous les applaudissements de la foule. The show will go on.

Face à une telle ambassadrice, les griffes de luxe se bousculent. Pour l’instant, la rumeur veut qu’elle ait elle-même acheté certaines tenues dans les boutiques de l’avenue Montaigne. Une attitude discrète qui contrasterait avec celle de certaines ministres. La bataille pour habiller Carla risque de vite faire l’objet de pourparlers au plus haut niveau. Hermès a remporté une première manche avec la robe de mariage et la robe violette. Mais on se souvient que Nicolas Sarkozy faisait partie des invités présents au mariage de Dephine Arnault. Carla Sarkozy, bien qu’elle ai commandé des tenues chez plusieurs maisons de couture a nettement privilégié Dior pendant son séjour londonnien, du premier manteau redingote, jusqu’à la dernière robe bustier en mousseline de soie bordeaux, elle aussi griffée Dior. On peut donc imaginer que LVMH, remporte la seconde manche haut la main.

Les grandes manoeuvres ne font que commencer.


   Kate Moss

   Carla Bruni

   First lady

   Carla Bruni Sarkozy


Vos commentaires Ajoutez un commentaire
Ajoutez un commentaire
Qui êtes-vous ? (optionnel)

Un message, un commentaire ?

Tous les défilés

Découvrez l'intégrale des défilés de la saison de Paris, Milan, New-York, et Londres.

Voir tous les défilés