30.06.2009 | 13h03 |
par Juliette Michaud
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Sex-appeal poupin, pedigree célèbre, mariages express (deux, oubliés), énergie contagieuse… Elle pourrait à elle seule représenter Hollywood. Mais à 33 ans, non contente d’être devenue l’une des stars les plus puissantes de cette industrie (avec Flower Films), et de prêter son visage lumineux à des marques comme CoverGirl, Drew Barrymore ne cesse de se renouveler. Elle nous surprendra d’ici la fin de l’année en cousine excentrique de Jackie Kennedy dans le drame « Grey Gardens », en fille de Robert De Niro dans « Everybody’s Fine », et surtout, pour la première fois, derrière la caméra avec « Whip It ! » (rappelons qu’elle a eu, à 7 ans, un maître nommé Spielberg). Se défier, nous défier, c’est aussi ce qui caractérise le style de plus en plus audacieux et sophistiqué de Drew. Un véritable esprit libre des red-carpets, qui portait pour notre rencontre, à Beverly Hills, une robe turquoise Lida Baday assortie d’escarpins Louboutin roses, de boucles d’oreilles chandelier Lorraine Schwartz, et d’une coiffure sixties en diable ! Femme-enfant devenue femme fatale ? Pour « Prestigium », Drew Barrymore a expliqué sa passion pour la mode et les transformations.
Prestigium. Votre style en deux mots ?
Drew Barrymore. Dans la vie de tous les jours, simple et cool. Quand je suis en représentation, bourré de références aux femmes iconiques qui nous ont inspirées à travers les âges. Sur les tapis rouges, j’interprète ces icônes de modes, Bianca Jagger et tant d’autres, comme si je jouais un rôle.
L’allure que vous détestez ?
Drew Barrymore. L’attitude ou la personnalité d’une femme peuvent sauver sa tenue.
L’attitude ou la personnalité d’une femme peuvent sauver sa tenue
Vos créateurs fétiches ?
Drew Barrymore. J’adore la mode, c’est le jeu ultime. De Gucci, avec qui j’ai travaillé, à Nina Ricci, toutes les maisons sont inouïes. Assister aux collections est une joie. Mais votre style varie au fil de votre parcours personnel. Je n’aurais pas été aussi à l’aise il y a quelques années, dans le raffinement d’Alberta Ferretti, Elie Saab, ou Galliano pour Dior haute couture (qu’elle a porté pour diverses premières de « Ce que pensent les hommes » et « Grey Gardens »). Je me sens à la fois plus épanouie et plus sûre de mes buts à atteindre dans la vie, je suis fière de moi – notamment en étant devenue une ambassadrice pour les Nations unies –, je veux essayer sans cesse des choses que je n’ai pas encore faites. Et c’est aussi parce que j’ai atteint ce stade d’apaisement et de maturité avec la trentaine que je peux endosser ces magnifiques créations.
La faute impardonnable et celle que vous pardonnez en mode ?
Drew Barrymore. Ce que j’aime le plus dans la mode, c’est l’imagination. Incarner Little Edie dans « Grey Gardens », cette petite cousine recluse de Jackie Bouvier devenue plus tard une sorte d’icône pour la communauté homosexuelle, m’a vraiment réjouie. Elle se créait toutes sortes de costumes en utilisant le système D, pouvait transformer n’importe quels tee-shirt et jupe, les déconstruire, mettre des épingles à nourrice, décrocher un truc du mur et le porter sur la tête… Elle innovait totalement, tout lui était permis et pardonné. Je trouve ce fourmillement créatif personnel génial.
Quels sont vos basiques ?
Drew Barrymore. Jean et tee-shirt.
Neuf ou vintage ?
Drew Barrymore. Je suis dans une phase rétro, y compris pour les cheveux dont j’aime changer souvent la couleur. J’aime m’amuser avec les looks. Le grand Giannandrea me coiffe pour les occasions. J’aime sa façon de vouloir défier la conjoncture économique difficile en optant pour des coiffures un peu over the top, pour ne pas oublier la notion de divertissement. Mais avec bon goût. Mon styliste, c’est toujours le même, Lee Harris, qui avait créé les costumes de « Drôles de dames ». Ensemble, nous osons, pour ne pas être forcément là où on m’attend.
Votre accessoire fétiche ?
Drew Barrymore. J’ai découvert le plaisir de porter les sacoches de soirée Roger Vivier.
Je me sens à la fois plus épanouie et plus sûre de mes buts à atteindre dans la vie, je suis fière de moi, je veux essayer sans cesse des choses que je n’ai pas encore faites
Dans votre sac à main, il y a ?
Drew Barrymore. Amazing Concealer, par la marque Amazing Cosmetics.
Vos secrets pour une beauté rapide ?
Drew Barrymore. Un nettoyage soigneux de la peau avant de repartir. Ensuite, si vous avez un rendez-vous amoureux, s’apprêter est la moitié du fun. Il ne faut pas stresser. Il faut être soi-même, et passer un bon moment, en profiter. Et si quelqu’un ne capte pas qui vous êtes, laissez tomber !
Vos icônes en style ? Drew Barrymore. J’ai mis en scène la jeune Ellen Page, révélée dans « Juno », dans mon premier film « Whip It ! ». Elle a un style naturel qui est magnifique ! Et puis j’ai donné la réplique dans « Grey Gardens » à Jessica Lange. Qu’ajouter d’autre, Jessica Lange est un modèle.
Une vie sans mode ce serait…
Drew Barrymore. La mode fait partie du domaine de la créativité, de l’ouverture sur le monde d’aujourd’hui et ses différentes cultures, de tout ce qui touche à l’humanisme et l’artistique… Je ne pourrais pas vivre sans tout cela.
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boudour
le 13 novembre 2009 14h00
boudour ahla cava moi je t’aime toi la mode vue par