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Interview Exclusive

Inès Sastre, une épicurienne stylée

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08.12.2009 | 15h50 | par Monique Delanoue-Paynot

Inès Sastre est la nouvelle héroïne d’une romance orchestrée lors d’un très médiatique coup de foudre. Ses amours avec Jean-Luc Delarue, l’animateur le plus controversé du « PAF », annoncées en une de « Gala », défraient la chronique. À 36 ans, la belle Espagnole nous livre ses secrets de beauté et de style et révèle un vrai tempérament d’épicurienne.

Elle doit à Carlos Saura le premier regard de cinéaste posé sur sa beauté. À tout juste 12 ans, le réalisateur l’engage pour lui confier son premier rôle au cinéma dans « Eldorado », au côté de Lambert Wilson. Le conte de fées est en marche… Inès est née un 21 novembre 1973 à Valladolid, en Espagne. Avec ses 1,75 m, de tendres yeux noisette, de somptueux cheveux bruns et une peau lisse et veloutée, elle cumule deux activités : actrice et mannequin ! En 1989, elle remporte le concours de top models The Look of the Year et découvre la caresse des objectifs de photographes prestigieux tels que Bruce Weber, Dominique Issermann ou Michael Thompson. À 36 ans, elle est installée en France avec son fils Diego, né à Paris en 2006, et les marques de luxe s’arrachent cette femme au charme inaltérable. Comment vit la belle Inès et quels sont les secrets de style et de beauté de cette épicurienne ? « Prestigium » l’a rencontrée.

Être madrilène, est-ce une fierté que vous revendiquez ?
Ah oui ! L’Espagne est le pays de mon enfance et de mon adolescence. Celui où j’ai grandi et commencé à travailler. J’aimerais y passer plus de temps mais je reste concernée par tout ce qui s’y passe ! C’est un réalisateur espagnol qui m’a donné ma chance. Aujourd’hui, j’apprécie un film d’où qu’il provienne : français, espagnol argentin, suédois, américain… Qu’importe la nationalité du produit, seul compte la qualité de l’histoire et la façon dont on la raconte ! Je caresse toujours le rêve de tourner avec Woody Allen ainsi qu’avec Ang Lee, dont je suis fan.

Dans quel quartier vivez-vous à Paris ?
Je vis dans un appartement du XVIe arrondissement, une sorte d’atelier d’artiste envahi de clarté. De mon salon, le soir, je vois la lune et les étoiles.

Quel est le style de votre intérieur ?
Plutôt zen… l’ensemble de mon appartement est très reposant, recouvert de peinture à la chaux dans des tons rose parme, un peu à l’italienne. Il y a une énorme plante, un ficus magistral laissé par l’ancienne propriétaire, qui prend énormément de place… tout comme ma bibliothèque qui trône dans la pièce à vivre où les cheminées fonctionnent. Je fais des feux régulièrement, cela m’apaise… Les murs de ma chambre sont recouverts de jolis amapolas, très doux au regard, et la féminité l’emporte jusque sur ma terrasse couverte de citronniers et de jasmins. Je ne peux pas imaginer une maison sans fleurs. Ma préférence va aux pivoines et aux roses que je dispose dans de grands vases.

Avez-vous réalisé la décoration vous-même ?
Décorer mon appartement est un vrai plaisir. Pour celui de Londres, j’avais fait appel à une copine, architecte d’intérieur. Là, j’ai tout choisi ! Des canapés blancs, tables et petits tabourets de chez Christian Liaigre au linge de maison dont je raffole. J’en achète à Londres, à Walton Street, et à Paris, dans le quartier Saint-Germain, au Rideau de Paris. Très sensible à tout ce qui touche aux parures de lit, aux plaids en laine, aux couvertures en cachemire, je ne me lasse pas d’en acheter. J’adore mélanger le blanc et le rouge dans des matières confortables et agréables. Enfin, chez moi, il y a peu d’éclairage ! Les lumières sont faibles et tamisées.

Quelle ambiance aimez-vous créer lorsque vous recevez vos amis ?
J’aime faire de jolies tables avec des verres de toutes les couleurs en cristal de Venise de chez Hermès, des assiettes Vista Alegre, une sorte de porcelaine de Limoges portugaise que j’affectionne tout particulièrement, des couverts en argent, très simples mais élégants, de chez Christofle, et de superbes centres de table composés de fleurs choisies par mes soins. Je règle les lumières, j’allume un feu dans la cheminée, des bougies parfumées de chez Diptyque… les senteurs se répandent et l’ambiance devient douce et chaleureuse.

Les Espagnoles sont réputées pour leur caractère peu docile. Êtes-vous facile à vivre ?
Facile à vivre, non ! Je ne suis pas vraiment une geisha… mais j’adore recevoir. Faire la cuisine me détend et devenir maman m’a fait découvrir un monde nouveau, celui de l’alimentation et des achats au supermarché ! (Rires.) Je suis très attentive aux légumes et aux fruits, bio ou pas. C’est une révolution pour moi qui, comme tous les célibataires, sortais le plus souvent au restaurant auparavant. Mais recevoir des amis m’a toujours amusée. Pâtes, viandes ou soupes, j’aime bien faire mijoter et on me fait de grands compliments sur mon gaspacho ! En fait, j’ai commencé à cuisiner lorsque je vivais à Londres où tout est terriblement cher et pas très bon. J’ai toujours pensé que bien s’alimenter concourt à renforcer ses énergies et à assumer de belle manière son activité physique et psychologique.

Où peut-on vous croiser en ce moment ?
Au Plaza Athénée ! Bien placé, à la décoration soignée, il est le palace que je préfère à Paris. Je donne mes rendez-vous au bar, décoré par Patrick Jouin. Je le trouve audacieux et contemporain. J’apprécie autant les boiseries murales, les tabourets de style Louis XV que le long bar lumineux en verre bombé et sculpté qui s’éclaire au toucher ; on dirait un iceberg ! J’aime y siroter une Rose royale, un mélange unique de champagne et de framboise. Dans la journée, je passe à la Galerie des Gobelins pour boire un café qui « booste » ma tension un peu basse.

Quels sont vos restaurants favoris ?
Il Gusto sardo où tout le show-biz se bouscule ! Gérard Depardieu est un habitué et la cuisine sarde y est délicieuse. Je suis cliente des Costes et je déjeune souvent à l’Avenue, avenue Montaigne. Je me souviens que, lorsque j’y venais avec ma mère il y a mille ans (rires), c’était une sorte de brasserie ordinaire. Aujourd’hui, c’est un lieu réputé où se mélange hommes d’affaires, mannequins, producteurs et animateurs de télé. Paris revit après une période tranquille. Des restaurants branchés s’ouvrent, des lieux à la mode naissent, il y a un certain parfum « londonien » qui flotte sur la capitale.

Quel est votre secret pour garder une ligne de mannequin ?
Je veille à faire une ou deux cures de thalasso par an, soit à Quiberon ou sur la Côte basque que je trouve très tonifiante. C’est là que je joue souvent au golf ! Je suis une adepte du bien-être. L’insomnie, le stress… cela m’arrive très peu. Je m’adonne aux médecines énergétiques et çà marche plutôt bien ! L’arrivée d’un enfant bouscule tout l’environnement et me chouchouter s’est révélé indispensable. (Ndlr : divorcée, Inès est la maman d’un petit garçon, Diego, âgé de 3 ans.) J’essaie de prendre du magnésium, de passer des week-ends heureux et d’écouter mon corps.

Comment définiriez-vous votre style ?
Suivant mon envie, j’aime mélanger des jeans aux vêtements de grandes marques et accessoiriser le tout avec des sacs signés Prada ou Lancel. Mon style varie car les vêtements font partie de mon travail. Beaucoup me sont offerts et je les porte suivant mon humeur.

Craquez-vous pour de grands couturiers ?
La haute couture que j’adore n’intéresse qu’un petit nombre de personnes ! Je reste très proche de Prada et Valentino, deux griffes italiennes symboles de classe, d’élégance et de raffinement.

Vous êtes l’égérie de Zapa, une marque moins haut de gamme. Pourquoi ?
En mode, l’Espagne est devenue très connue au niveau international avec des marques pas nécessairement très chères comme Zara, Mango ou Zapa. Leurs concepts séduisent le marché français et international car les prix très accessibles offrent de jolis designs pour des vêtements peu coûteux. Je trouve que, associés à un beau manteau ou à un sac de qualité, ils créent des silhouettes élégantes, actuelles et en vogue.

Votre accessoire fétiche ?
Les perles ! Comme toutes les petites filles en Espagne, on m’a percé les oreilles très tôt pour me mettre des perles. Cela fait donc plus de trente ans que j’en porte et je trouve qu’il n’y a pas plus flatteur pour illuminer le visage ! Aujourd’hui, les accessoires de joaillerie reviennent à la mode, et avec une petite robe toute simple, un joli sac et de belles chaussures, les perles subliment la beauté d’une femme. Et si elle est brune, c’est encore mieux ! (Rires.) Comme je m’habille d’une manière assez discrète, ce petit détail de lumière me convient assez bien.

Pourquoi Kailis ?
On a commencé à travailler ensemble et on s’entend bien. Un seul regret ? Ne pas être allée sur place en Australie découvrir les produits à l’état brut de cette marque qui marche très bien et que les femmes adorent ! Personnellement, je trouve leurs créations magnifiques, mais j’aime porter une seule pièce à la fois : des boucles d’oreilles, un jonc ou un collier. Je ne suis pas pour la parure complète, excepté avec la dernière collection de type « vintage » en or noirci, très sympathique ; elle permet d’allier plusieurs pièces sans surcharge.

Vos secrets pour une beauté rapide ?
Dans la journée, je mets du blush, une couche de mascara noir, du brillant à lèvres, et c’est tout ! Pour les grands soirs, je maquille mes lèvres. Et j’aime bien m’amuser avec des vernis de toutes les couleurs. Comme je fais très attention à mon capital beauté, j’utilise régulièrement des masques pour enlever les cernes les jours de fatigue ainsi qu’un tonique en spray, une préparation que m’a indiquée mon dermatologue américain. Et je n’oublie jamais mon stick pour les lèvres car elles se dessèchent terriblement, surtout en avion ! Enfin, j’entretiens l’éclat de ma peau en faisant des peelings deux ou trois fois par an à New York. Quand on jongle entre les capitales du monde entier, le décalage horaire s’imprime dans le corps.

Êtes-vous toujours courtisée par Lancôme ?
Le monde du parfum m’a plu dès mon jeune âge. J’aime qu’un parfum ne soit pas trop fort, qu’il s’adapte à la peau de la personne. Ce fut le cas de « Trésor » de Lancôme, que j’ai incarné durant plus de dix ans, ce qui est très rare ! Aujourd’hui, je représente toujours leurs produits cosmétiques, notamment la ligne Hydra Zen pour peaux sèches dont j’ai été l’ambassadrice, mais aussi les crèmes de soins hydratantes, gamme solaire, et les produits de maquillage, même si j’ai tendance à privilégier le naturel.

Pour l’été, êtes-vous mer/soleil ?
Je suis quelqu’un de très aquatique, je pratique la natation régulièrement et, chaque fois que mon emploi du temps me le permet, je pars me ressourcer au soleil ; je ne peux pas m’en passer. Mais je ne suis pas du genre à rester deux heures allongée sans bouger. Je préfère marcher ou me baigner. Et même si ma peau est de nature très mate, je me protège énormément car le soleil est devenu de plus en plus fort. L’été, je suis sous un chapeau avec une protection 60 !

Où allez-vous en vacances ?
En Espagne, dans une zone très sportive avec des golfs superbes, un sport que je pratique depuis des années. J’ai acheté une maison dans le Sud, tout près de Cadix, où je retrouve tous mes copains espagnols. Pas question de perdre mes références dans le lieu où j’ai grandi !

Points de vente sur :
www.kailisaustralianpearls.com
Photos Nacho Pinedo


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   Lancôme

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   Kailis

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