08.10.2009 | 16h32 |
par Catherine Maliszewski
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Totalement décomplexée, coupe afro extra-large en tête et look matché-mixé détonnant, elle déboule à tout berzingue sur le podium. Elle, c’est la nouvelle fille Vuitton, plus punchy, audacieuse et résolue que jamais. Les associations d’idées ne lui font pas peur, alors elle swingue à l’envi avec les styles. Elle combine – d’un seul tenant – minirobe, tee-shirt, cycliste, veste, chemise et accessoires joyeusement dépareillés. Elle dose, surdose ou apaise les alliances entre matières, motifs et coloris contrastés : brocarts contre denim, anthracite contre pastel, contre fluo, carreaux contre fleurettes, contre broderies, contre rayures… Le tout sur des sandales, des bottines, des sabots mi-rustiques – souvent surplombés d’une mèche de poil de chèvre – , mi-girly, au gré de tonalités pimpantes. La fille Vuitton ne sort pas sans son sac et d’ailleurs elle en a plein : sacs à dos, à bandoulière, marins, décorés de breloques en tout genre, colorés, décolorés, en cuir, en tissu et mille autres textures. Alors n’en déplaise aux grincheux qui verraient dans ces accoutrements « du grand n’importe quoi », comme en témoignaient certains commentaires lassés au sortir du défilé, Marc Jacobs, directeur artistique de la maison Louis Vuitton, est au top de sa forme. Vestige de ses années grunge, cette esthétique énergique au possible déchire les conventions, s’inspire de la nouvelle street attitude, celle des ados japonaises croisées dans les quartiers branchés de Tokyo, celle d’une rockeuse anglaise made in MTV. Selon Marc Jacobs, elle rappelle aussi cette voyageuse née après le mouvement punk, qui pratiquait le trekking et les randonnées – d’où les nombreux sacs à dos. Et puis, avouons-le… Par-delà un stylisme frondeur, le trublion créateur est moins fantasque qu’il n’y paraît : pris pièce par pièce, le défilé rassemble, finalement, bon nombre de tenues parfaitement portables, étudiées pour la vie quotidienne, tels le jean, la parka, la chemisette… Marc Jacobs est un vrai faux farceur.
Personne
le 12 octobre 2009 14h48
Je n’ai jamais pensé être tellement dégouté que je le suis par le temps qui court. Bien que ce soit en vogue actuellement de porter des trucs qui sont typiquement des années soixante et soixante-dix, ce qu’a fait Louis Vuitton avec cette ligne est dans un mot, affreux. J’espère que la prochaine fois, il n’y aura pas d’Afro.
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Letih
le 19 juillet 2010 20h47
années soixante, soixante dix ? Mais pour qui vous prenez vous ? Porter un afro n’appartient pas à une période mais à un type d’individu que l’on appel noire (alors cesser vos insultes). Gardez vos commentaires d’arriéré pour vous mon chère.