22.05.2009 | 18h28 |
par Dominique Savidan
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Peu d’Américains au festival de Cannes cette année ? Pour ce qui est du nombre de personnalités, la crise avait fait relâche hier soir, le temps du traditionnel gala de charité de l’amfAR – American Foundation for AIDS Research – qui se tenait pour la première fois depuis seize années dans le cadre idyllique de l’hôtel du Cap-Eden-Roc, au cap d’Antibes, et non plus comme d’habitude au Moulin de Mougins, pour cause de changement de direction. Casting de rêve pour une soirée hors cadre à laquelle nous avons eu le privilège d’assister.
Cette année encore Sharon Stone fit le show en maîtresse de cérémonie au charme implacable, avec pour invité d’honneur l’ancien président des USA, Bill Clinton en personne. Mais, du côté de la récolte des dons, leur charisme n’a pas suffi et, ce, malgré une assistance de près de 800 personnes – une majorité d’Américains, pour la plupart venus exprès pour l’événement –, à 5 000 € le couvert. Pour la première fois de son histoire l’amfAR enregistre une totale contre-performance et seulement 3,23 millions d’euros de dons, la moitié de la récolte de l’an dernier (6,4 millions d’euros).
Sharon Stone, toujours plus filiforme, toujours plus jeune – elle est l’égérie des soins anti-âge de Dior –, en robe de soie noire asymétrique Dior, fendue haut sur une cuisse fuselée, donna pourtant d’emblée un ton très solennel au dîner : « Personne dans cette salle ne peut prétendre qu’elle ne peut donner. » Le retraité le plus célèbre de la planète, sûrement le plus prospère et le plus bronzé, Bill Clinton, fut accueilli par une standing ovation. Il rappela sobrement l’urgence de donner, encore et toujours, pour faire progresser la recherche. Sans passion excessive toutefois. On ne le vit plus après son intervention et il ne participa même pas à la vente événement de son saxophone dédicacé, qui partit pourtant à 130 000 €.
Annie Lennox toujours aussi blonde et charismatique interpréta un seul titre à la mémoire de la comédienne Natasha Richardson, la fille décédée récemment de Vanessa Redgrave, qui était un membre très actif de l’amfAR. « Un ange nous a quittés », soupira Sharon Stone, visiblement très émue, en essuyant une larme. Le reste de la soirée fut un peu brouillon et laissa comme un goût d’inachevé. On est loin des bœufs endiablés d’Elton John, des apparitions électriques de Liz Taylor, la fondatrice de l’amfAR, ou du baiser sur la bouche mis aux enchères par George Clooney, il y a quelques années seulement. On retiendra la montée animée sur scène de toute l’équipe du film de Quentin Tarantino, « Inglourious Basterds », hélas sans Brad Pitt, déjà reparti vers d’autres cieux.
Mais le spectacle était surtout dans la salle, une immense tente dressée au bout du parc, somptueusement décorée en noir, rouge et or par Donatella Versace. L’endroit où il fallait être vu et bien vu. Impossible de faire un tour complet des invités. On retiendra Marion Cotillard en délicate robe perlée années trente signée Dior, serrée collée contre un Guillaume Canet très amoureux. Diane Kruger, impayable en robe blanche courte, Chanel haute couture, perchée sur le « Personal Tranporter » de la même griffe, une sorte de tracteur à deux roues improbable vendu aux enchères. Vahina Giocante troublante en robe asymétrique, toute volantée, de Pucci. Anna Mouglalis, future reine de la soirée de clôture du festival avec le film de Jan Kounen sur Coco et Igor Stravinsky, étincelait en robe courte rubis de Chanel.
Et Cannes ne serait pas Cannes sans son lot d’ovnis, qui fait tout le charme du festival. Sans rapport évident avec l’univers du cinéma, ils jouent leur propre rôle, dans un jeu de miroir sans fin. Paris Hilton, évanescente, était de la fête pour exhiber son nouveau boy-friend. En empereur du rap, 50 Cent débarqua avec sa cour en poussant tout le monde. Personne ne descendit avec autant de grâce l’immense tapis noir – et non pas rouge – qui menait de l’hôtel vers la mer, dans un vrai décor de film, que le top Noémie Lenoir, tout en Yves Saint Laurent fuchsia froufroutant. On y vit également une sirène déchue, Laure Manaudou, et une miss France décalée au bras d’un toréador en tenue de combat. Même au Cap-Eden-Roc, hôtel mythique qui vit défiler toutes les stars du cinéma hollywoodien, on n’avait jamais vu cela…
DARIUS MARREIROS
le 25 mai 2009 16h52
sharon stone plus belle que j amais j adore !!! kiss shaon DARIUS…
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darius marreiros
le 25 mai 2009 16h54
SHARON TU ES LA PLUS GLAMOUR !!!