Défilés Haute couture Printemps été 2010

Paule Ka sort sa collection " Black Carpet"

par Elisa Morère publié le 3 février 2010

La jeune garde de la scène cinématographique et théâtrale en rêvait, Paule Ka l’a fait. Serge Cajfinger, qui tient le crayon ici, nous confie : « Ces jeunes actrices, que nous habillons déjà pour leurs cocktails, avaient envie d’une garde-robe plus glamour. On a décidé de leur faire plaisir et c’était même un rêve depuis longtemps. La crise donne aussi des ailes pour être plus créatif. Le studio et moi-même nous nous sommes vraiment bien amusés. » La collection Black Carpet devrait enchanter Émilie Duquesne ou Léa Drucker, en route pour un red carpet. La présentation de cette série exceptionnelle chez Paule Ka se déroule le 26 janvier, durant les défilés de haute couture. Rendez-vous à la boutique, où 10 mannequins présenteront ce travail dans un décor de boudoir. Fait rarissime, ce prêt-à-porter en toute petite série sera mis en boutique le jour même de la présentation ! On peut déjà révéler que Serge Cajfinjer présentera 20 robes du soir contemporaines et lumineuses. En ordre de bataille, du noir et blanc, la couleur nude du moment, un zest d’émeraude ou de poudré, un rouge bonheur et un jaune impérial. Côté matières, satin duchesse et crêpe de soie, organza froissé, jersey fluide et des coupes nettes, droites et très structurées. Côté style, frais comme une rose. Serge Cajfinjer a fait éclore des coquelicots géants dans des volutes de mousseline sur une robe particulièrement craquante, ses corolles délicatement ourlées de couleurs fumées. Il a également osé les énormes nœuds derrière lesquels peut se cacher une frimousse rieuse, et de minuscules nouettes au creux d’une hanche. Black Carpet n’a pas la prétention de se prendre le chou, mais effets asymétriques, matières qui scotchent comme une gaine, coutures sophistiquées, détails de broderies ou jeux de pliages à la main signent le haut luxe. Robes courtes ou longues, hollywoodiennes, un zest Jacky O’ ou hitchcockiennes, elles sont nées pour faire la fête entre filles mutines, emballées tel des bonbons dans une boîte de chocolat.

Comptez moins de 2 000 € la robe. 233, rue Saint-Honoré, 75001 Paris

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