Un tour du monde ? Le voyage ultime… - prestigium.com - Le quotidien de la mode

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Tourisme

Un tour du monde ? Le voyage ultime…

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17.03.2009 | 16h49 | par Oriane About

©Voyageurs du monde


Prestigium vous embarque pour un tour du monde. Dans ce dossier très complet nous vous indiquons tous les éléments pour vous préparer au mieux à faire le grand saut…

Pourquoi partir autour du monde ?
Tour du monde, mode d’emploi.
À quel professionnel faire appel ?
Conseils et témoignages.

Un tour du monde en Concorde. Tel était, à la fin du siècle dernier, le rêve ultime de tout voyageur raffiné. Après avoir franchi le mur du son, on se retrouvait à Mascate, Delhi, Bangkok, Bali, Sydney, Tahiti, sur l’île de Pâques, à Nova Iguaçu ou encore à Rio de Janeiro. Et ce à vitesse supersonique (mach 2), dans un avion au fuselage des plus élégants. Les trajets étaient rapides, les bagages légers (pour ne pas charger les soutes) et l’on pouvait affirmer haut et fort avoir bouclé son tour du monde en deux temps trois mouvements. L’oiseau n’est plus, mais les rêves subsistent. Et les escales, elles, sont toujours là, toutes tentantes, qui offrent autant de défis aux voyageurs trop pressés.

Pourquoi partir autour du monde ?

Pour s’offrir un nouveau monde, bien sûr : « On change de dimension espace-temps, raconte ainsi Fabien, consultant, qui vient de finir le sien. Avant de partir, mon espace était restreint (le bureau) et le temps, accéléré. Après, ça a été le contraire. Mon espace était le monde entier, et le temps s’étirait. » Et ce n’est pas tout. « L’esprit s’ouvre, les idées reçues s’effritent, dit un ex-banquier. Au retour, on a une mentalité de conquérant. » Ceux qui n’ont pas la possibilité de faire un grand saut dans le temps se contenteront d’un voyage express. Ils prendront au moins au la mesure du monde pour seulement 2 000€ et découvriront aussi qu’il peut être plus intéressant de s’offrir un grand tour même trois semaines, que plusieurs sauts de puces. D’autres peuvent rêver de s’offrir une vraie coupure, surtout lorsque l’on tourne une nouvelle page (voyage de noce, congé sabbatique, licenciement, retraite, etc.). « Je suis parti autour du monde quand j’ai quitté mon entreprise, grâce à mon indemnité. À mon retour j’ai changé de métier », poursuit notre ex-banquier. Des portes s’ouvrent alors, qu’on ne l’avait jamais imaginé. « Rentiers tous deux, nous avions les moyens, mais pas de vocation particulière. Nous sommes partis six mois, raconte l’un. Et nous sommes revenus avec une décision que nous n’avions même pas envisagée avant : nous lancer dans l’associatif. » « On part ailleurs pour rebondir ensuite dans sa propre vie », résume l’autre.

Bref, on fait un tour de globe pour mieux se recentrer sur soi-même. « Cela remet un être à sa place dans le monde », dit un voyageur. Tout le contraire, en somme, des voyages éclairs et snobs réalisés à grands frais, mais sans en tirer parti, tels ceux que raille Frédéric Rouvillois, dans son « Histoire du snobisme » (Flammarion, 25 €).

Tour du monde, mode d’emploi

Pour ceux qui veulent s’offrir une vraie coupure, la préparation reste primordiale. Surtout s’ils n’ont pas l’habitude des vrais voyages.

Étape 1. On fait le plein de ses rêves. Prévoir trois à six mois.
Avec un budget approximatif en tête (voir nos exemples de prix), on s’installe devant une mappemonde et l’on bâtit son itinéraire. Sans a priori. On a fantasmé sur l’immensité de la baie de Sydney ou le mysticisme des monastères tibétains ? Sur le luxe simplissime de l’hôtel Explora en Patagonie, ou les tentes chicissimes du Longitude 131 dans le désert rouge australien ? Sur un ashram en Inde du sud ou une isba russe ? Qu’à cela ne tienne. On met ses rêves à plat.

Puis, on les valide. On en parle avec d’autres, on échange, on confronte ses idées. On envoie au diable les préjugés. Objectif : être sûr de la pérennité et de l’opportunité de ses envies. « C’est ainsi que j’ai éliminé le passage à Maurice au moment de la crise du chikungunya », raconte ce tour-du-mondiste. On se documente, aussi. On voyage chic ? Peu importe. « Nous aimons sortir des sentiers battus. En plus des “Lonely Planet” et autres, les “Guides du routard” nous ont donné des idées pas très touristiques, et donc précieuses », signale cet autre. En fait, tout est bon à lire. À la fin, on doit pouvoir préciser et nommer ses envies. En ce qui concerne les hôtels par exemple : veut-on du charme ou des chaînes internationales ? Du design ou du classique ? De la tradition ou de l’innovation ?

Étape 2. On rationnalise. Prévoir six mois.
On doit prévoir, s’informer avant de programmer. On peut avoir rêvé de Bombay, mais il ne faut pas y arriver au moment de la mousson. D’une croisière en Antarctique, mais mieux vaut y être vers le mois de janvier, en été donc.

Les livres
On dévorera le très utile « Où et quand partir ? En 2009 » (Saisons & Climats), de Jean-Noël Darde (Hachette, 538 p., 23 €), un répertoire du temps qu’il fait à chaque endroit du monde. Une vraie bible, qui permet de faire la liaison entre les étapes 1 et 2 de la construction du projet. À lire également : « Petite Bible à l’usage des grands voyageurs » et « Ushuaia, l’atlas mondial. Connaître le monde, préserver la planète » (voir la rubrique Livres en fin de papier). Et si vous êtes parisien, un lieu : Bibliothèque du voyage, 6, rue du Commandant-Schloesing, 75016 (quartier du Trocadéro).

Un festival
Le Festival des globe-trotters (www.abm.fr/fgt.html) a lieu chaque année en septembre, à Massy (Essonne). Il réunit surtout des voyageurs autour d’échanges passionnés (thèmes du tourisme solidaire, du commerce équitable, des droits des peuples premiers), via des films, des récits de voyageurs.

Internet Ne pas hésiter à explorer le Net, notamment les sites communautaires de voyageurs. Comme ils sont de valeurs inégales (participatifs, ils sont alimentés par les internautes et l’on doit se méfier de possibles manipulations de professionnels), il faut faire soi-même son tri. Quelques noms. « Meetmyplanet.com » vous met en relation avec les habitants de la destination. « Tripadvisor » ou « Vinivi.com » donnent les avis d’utilisateurs sur des hôtels.

On élimine donc des destinations, on en modifie d’autres. On se renseigne également sur les vaccins (www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/vaccins/vac_voyages.htm), les visas (www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/index.html), et la situation globale des pays que l’on a envie de visiter.

Puis, on chiffre. Après des préparatifs solides, on est désormais en mesure de fixer assez précisément le budget et l’allure générale de son tour du monde. Pour tracer l’itinéraire définitif et surtout, réserver, on doit faire appel aux professionnels. Lequel choisir ? L’alternative est simple : on travaille avec une compagnie aérienne ou un voyagiste (voir le chapitre suivant À quel professionnel faire appel). Avec les professionnels du voyage, mieux vaut multiplier les échanges. Pour les voyagistes, il leur est fondamental de parvenir à bien cerner les priorités de leurs clients. Si le projet est incertain ou encore mal défini, certains facturent un devis (une centaine d’euros), reflet de leur nécessaire travail d’approche.

Le comble du luxe serait de ne mettre au point que la première étape. De partir avec juste en tête un schéma sommaire d’itinéraire et d’hôtels, et d’affiner au coup par coup, au gré de ses envies du moment et des rencontres. C’est la vraie liberté. « Parce que les envies viennent aussi en discutant avec les uns et les autres pendant les voyages », explique un globe-trotteur. Et pour les réservations suivant celles de la première étape, on ne se casse pas la tête, on laisse son numéro de carte à son voyagiste. Il les fera au fur et à mesure, et vous les confirmera sur votre BlackBerry ou votre iPhone…

Étape 3. On sort sa carte de crédit
(la plus chic, pour les garanties incluses… assistance, pertes, vols ou retards d’avion) Vaccins, change, récolte des contacts éventuels sur place, bagages judicieusement préparés, allégés à l’extrême, on liste les derniers détails, et c’est parti. Bonne route.

À quel professionnel faire appel

Option 1. Les alliances de compagnies aériennes
On veut tout organiser soi-même, même si c’est assez long et fastidieux : contact des hôtels un par un, des moyens de transports sur (chaque) place et, pour les billets d’avion, contact direct avec les compagnies aériennes, celles qui adhèrent à des alliances de compagnies aériennes, afin d’avoir accès à un réseau assez vaste. On arrive avec un projet d’itinéraire bien ficelé et on réserve.

Avec le système des alliances conclues entre compagnies aériennes, on est libre comme l’air. Dans leur cadre. Autant bien connaître les règles du jeu. Inconvénient : On doit se débrouiller pour son hébergement et les transferts ou excursions. Conseil pratique. La situation risquant d’évoluer, nous vous recommandons de vérifier le montant des taxes d’aéroport. En revanche, quand vous avez pris votre billet, les tarifs sont figés.

Les trois alliances majeures
SkyTeam, Oneworld, Staralliance. Elles proposent différents types de tours du monde (leurs prix sont indiqués hors taxes et hors taxes aéroport). Citons également, bien que ce ne soit pas une alliance, le partenariat instauré par Emirates, parce que cette compagnie fait une percée notable et efficace dans le monde aérien (c’est le premier acheteur de l’A380, l’avion géant d’Airbus).

SkyTeam
14 compagnies, dont Air France-KLM. 905 destinations dans 169 pays. Tarification en fonction du nombre de miles parcourus (l’itinéraire doit inclure un vol transatlantique, plus un vol transpacifique). Combinable avec des billets pass SkyTeam (Europe Pass, America Pass, Asia Pass, China Pass). Trois à quinze escales possibles. Durée : de dix jours à un an. « L’avantage que l’on donne est essentiellement dans le prix et l’harmonisation de la qualité des services entre nos diverses compagnies », précise Franck Thiébaut, directeur commercial des alliances chez Air France. www.skyteam.com, www.skyteam.com/FR/benefits/aroundTheWorld/index.jsp.

Exemples de prix :

Nombre de miles, maxi

Classe Affaires
Première
Économique
29 000 miles
Paris - Le Caire - Nairobi - Dubai -Guangzhou - Bangkok - Tokyo - Los Angeles – Mexico - Paris
6 669 €
12 539 €
3 019 €
34 000 miles
Paris - Le Caire - Nairobi - Dubai - Guangzhou - Bangkok - Tokyo - Los Angeles - Mexico - Panama City - Buenos Aires - Paris
7 559 €
14 127 €
3 549 €
39 000 miles
Paris - Le Caire - Séoul - Sydney - Guangzhou - Tokyo - Honolulu - Los Angeles - Mexico - Buenos Aires - Paris
8 749 €
16 293 €
4 069 €

Oneworld
10 compagnies. 675 destinations dans 150 pays. Les internautes pourront réserver et payer leur billet tour du monde en ligne sur « Oneworld.com » (ou sur le site web de la compagnie Oneworld de leur choix). Tarification en fonction du nombre de zones géographiques parcourues ou, plus classiquement, au forfait (avec un maximum de 34 000 miles). Pas de contrainte de nombre d’escales ni de durée. « Nous avons deux produits Tour du monde, explique Isabelle Gannoun, Marketing Development Manager. Le premier, Oneworld Explorer, est le plus utilisé. Souple et complet, il s’adresse aux passionnés. La tarification est basée sur les zones géographiques visitées. C’est notre plus, qui nous distingue de la concurrence. Le second, Oneworld Global Explorer, plus classique et linéaire, est basé sur les miles parcourues. » fr.oneworld.com, fr.oneworld.com/enfr/ow/flight-info/itinerary-planner (planificateur pour organiser l’itinéraire puis la réservation).

Exemples de prix
• Oneworld Global Explorer 34 000 miles : 5 899 € en classe affaires, 9 999 € en première, 2 899 € en économique.
• Oneworld Explorer

Nombre de zones

Classe Affaires
Première
Économique
3 zones
Paris - Helsinki - Tokyo - Los Angeles - New York - Londres - Madrid - Paris
5 099 €
9 199 €
1 999 €
4 zones
Paris - Budapest - Bangkok - Sydney - San Francisco - Miami - Madrid - Paris
5 899 €
9 999 €
2 399 €
5 zones
Paris - Amman - Hongkong – Melbourne -Miami - Santiago - Rio - Madrid - Paris
6 699 €
10 999 €
2 899 €
6 zones
Paris - Helsinki - Le Cap - Hongkong -Singapore - Melbourne - Miami - Lima -Buenos Aires - Madrid - Paris
7 699 €
12 499 €
3 399 €

Staralliance
21 compagnies. 975 destinations dans 162 pays. Le tarif augmente suivant le nombre de miles. Il y a quatre catégories de billets Tour du monde, le nombre de miles maximum augmentant au fur et à mesure : Star spécial, jusqu’à 26 000 miles ; Star 1, jusqu’à 29 000 miles ; Star 2, jusqu’à 34 000 miles ; Star 3, jusqu’à 39 000 miles. Un calculateur de distance, assez difficile à manier de prime abord, est fourni sur le site. Pas de limite dans le temps, ni dans le sens (on peut revenir en arrière). Trois à cinq escales. www.staralliance.com, www.staralliance.com/fr/travellers/fare_products/round_the_world_fare.html.

Exemples de prix

Catégorie (miles maxi)

Classe Affaires
Première
Économique
26 000
2 099 €
29 000
5 669 €
10 059 €
2 519 €
34 000
6 559 €
11 549 €
3 049 €
39 000
7 749 €
13 629 €
3 569 €

Emirates, la compagnie qui monte, a construit un partenariat avec 17 autres compagnies. Moins simple en pratique qu’une alliance (les compagnies ne sont pas aussi soudées entre elles). La structure tarifaire ressemble à celle de SkyTeam (mais pas de Première). L’itinéraire doit inclure un seul vol transatlantique, et un seul transpacifique. Trois à quinze escales possibles. Durée : de dix jours à un an. « On a une réelle demande de la part de nos passagers. Donc, le tour du monde est pour nous un produit phare », explique Annie Jourdran, superviseur réservations et ticketing d’Emirates, en charge du produit. Pas de lien Internet spécifique, mais la possibilité de prendre contact (réponse sous soixante-douze heures maxi) sur le site de la compagnie, www.emirates.com.

Exemples de prix

Catégorie (miles maxi)

Classe Affaires
Économique
moins de 25 000
2 599 €
25 001 à 30 000
6 669 €
3 019 €
30 001 à 35 000
7 559 €
3 549 €
35 001 à 40 000
8 749 €
4 069 €

Option 2. Les voyagistes
Il s’agira d’un tour-operateur (on dit TO), qui monte son circuit et négocie avec les compagnies aériennes, les hôtels, les guides, etc., ou bien d’un agent de voyage, qui vend les circuits des TO. Dans ce cas, on n’a guère le choix. Vous pouvez contacter 3 TO (ou des agences locales qui vendent leurs circuits). Comment cela se passe-t-il ? « Inutile de se rencontrer ; on a discuté au téléphone autant de fois que cela s’avérait nécessaire, au fur et à mesure de la définition de notre projet, et on confirmait par e-mail », raconte un voyageur. « J’ai eu un premier entretien de deux heures à Paris, puis une dizaine d’autres, d’une heure chacun », raconte un deuxième.

Avantage. Le programme est conçu avec et par des professionnels. Hébergement, transferts ou excursions ne sont plus un problème. On se laisse porter, on est zen. Inconvénient. Moins d’aléas, moins de surprises donc. On n’est plus vraiment seul maître à bord (quoique).

En France, ils sont trois à se partager ce marché de niche, car bâtir un tour du monde n’est pas à la portée du premier professionnel venu. Il s’agit de Voyageurs du monde, Safrans, Connaisseurs du monde. Tous font du prêt-à-porter (les itinéraires classiques, sur catalogue) et du sur mesure (le client fait exactement le voyage qu’il veut).

Voyageurs du monde (VDM)
Pour élaborer le projet avec le voyageur, VDM demande une participation de 100 € (déductible). « Chaque année, nous bâtissons une centaine de tours du monde voyages, en général de trois à quatre semaines, rarement en classes Affaires ou en Première, en revanche dans la plupart des cas en hôtels de luxe », explique Alice Tolila, la spécialiste maison, à Bordeaux. Les plus ? « Nous devons concrétiser des envies que les clients n’expriment pas forcément. Alors, nous discutons et échangeons beaucoup. Une heure d’abord, puis j’affine, je prépare les itinéraires, les hôtels, les excursions. On ne se voit pas forcément mais on se téléphone, on s’écrit… » Un client veut aller à la rencontre des Indiens d’Amazonie ? Elle l’emmène sur les rives de l’Orénoque, au Venezuela. Les vrais succès ? L’Amérique du Sud, l’île de Pâques (« C’est le bout du bout du monde »), la Polynésie, l’Australie et l’Asie. www.vdm.com

Safrans du monde
Depuis deux ans, avec Orient-Express, Safrans du monde propose LE must : un tour du monde de quarante jours et nuits, fait de raffinement et de surprise. « Chaque départ est unique car, d’une année sur l’autre, les programmes ne sont jamais les mêmes. Nos clients aiment le fait main : ils arrivent avec des questions ouvertes, attendant que nous dessinions pour leur voyage un décor de rêve, de leur rêve. Tout est créé pour eux et ils nous font totalement confiance. Ils veulent voyager, pas acheter un produit. Ils attendent des guides qui soient à l’écoute de leurs moindres désirs, des conditions de voyages extrêmement confortables et des hôtels qui leur racontent de longues histoires », explique Guy Bijaoui, le directeur général, qui a travaillé un an pour les seize clients de ce grand départ. Le voyage commence par un Paris-Venise à bord du mythique train Orient-Express. 60 000 €, entre le 13 novembre et le 22 décembre. Si cela vous tente, vous partirez tout simplement… de la gare de l’Est, à Paris. Et ses autres tours du monde ? Celui autour du patrimoine de l’humanité, de vingt-six jours, 16 500 €, est parti mi-septembre. Il ne reste plus qu’à attendre le prochain… Ou demander du sur mesure. www.safransdumonde.com

Connaisseurs du monde
« Nous vendons une centaine de tours du monde par an, pour les trois quarts hors catalogues, c’est-à-dire en sur mesure. Mais seulement une vingtaine par an de voyages vraiment luxe, entre 10 000 € et 100 000 €, pour une durée moyenne de trois mois », dit Michel Deperis, directeur. Il raconte les surprises faites à ses clients : une croisière de quatre jours en Antarctique ou une autre aux Marquises. Le profil type ? Un dirigeant, la cinquantaine, qui voyage en couple et prépare assidûment son voyage. « Je compte une dizaine d’entretiens d’une heure en moyenne. Le premier dure deux heures, car il conditionne toute la logistique qui suivra. » www.connaisseursvoyage.fr

Conseils et témoignages

Le conseil du pro : partir le plus longtemps possible
Didier Jehanno est le fondateur et président du plus grand club de voyageurs, Aventure du bout du monde, une association qui met en relations les voyageurs qui rentrent et ceux qui partent. « Si je n’ai qu’un conseil à donner, c’est de prendre son temps. Partir le plus longtemps possible. Pour aller à la rencontre des populations, vraiment, il faut un an au moins. »

Les témoignages de tour-du-mondistes, florilège
Pierre, revient d’un tour de neuf semaines. Il en a passé une dans chaque pays. Coût : environ 50 000 €. « On avait une idée précise : un tour austral, sous l’équateur, pour des raisons climatiques. On avait beaucoup voyagé avant, mais on a vu les choses différemment. Mon plus beau souvenir ? Les déserts, de l’Australie à la Namibie, ainsi que les survols en hélicoptère, qu’on avait décidé de ne pas se refuser. Magnifique. » Véronique rentre d’un tour du monde de douze mois, en famille. « En Australie, en arrivant dans une ferme, on a vu le kangourou domestique installé sur le canapé, devant la télévision. Inoubliable. » Son conseil ? « Le vrai luxe, pendant un tour du monde, c’est le temps. Le laisser s’étirer. En profiter. » C’est après un licenciement que Jean a fait son tour du monde de huit mois, avec sa femme. Du vélo à la voiture avec chauffeur, de la guest-house aux tentes ultrachic en plein désert. Son conseil ? « Le luxe c’est la liberté. » Il a mélangé les styles et les genres. Au point de se faire refuser l’entrée du palace qu’il avait réservé lorsqu’il est arrivé en vélo. Killian est directeur commercial Amérique du Nord, Pacifique et Asie. Lui, il fait faire des économies à son entreprise : « Pour aller dans mes zones, le billet tour du monde est ce qu’il y a de plus économique. » Un secret à transmettre à votre directeur financier ?

Les livres
« Petite Bible à l’usage des grands voyageurs », Lonely Planet (888 p, 19,90 €). 231 pays et 1 140 photos mais peu de mots… Pour savoir quand partir, ce qu’il ne faut pas manquer, ce qu’il faut connaître pour entrer dans le vif du sujet, un mot clé, un signe particulier et un clin d’œil (« Le saviez-vous ? »).
« Ushuaia, l’atlas mondial, connaître le monde, préserver la planète », éditions du Toucan/Hachette (220 p, 29 €). Un atlas où continents, pays, fleuves et reliefs sont cartographiés et illustrés. L’impression laisse à désirer mais, malgré le parti pris réducteur (France : les calanques, la chaîne des Puys), un outil intéressant.
« Tour du monde des bouts du monde », de Véronique Durruty et Patrick Guedj, éditions Aubanel (384 p, 32 €). Plus de 200 photographies, « comme autant de lieux où rêver », racontent les auteurs qui ont travaillé les sens et les sensations avec une approche tactile, poétique et instinctive. Faire le tour de leurs bouts du monde est un avant-goût de l’aventure qui vous attend. Ils donnent aussi quelques informations utiles.


   Tour du monde

   Où et quand partir en 2009

   Jean-Noël Darde

   Petite Bible à l’usage des grands voyageurs

   Ushuaia l’atlas mondial

   Bibliothèque du voyage

   Meetmyplanet.com

   Tripadvisor

   Vinivi.com

   Festival des globe-trotters

   SkyTeam

   Oneworld

   Staralliance

   Emirates

   Voyageurs du monde

   Safrans du monde

   Connaisseurs du monde

   Tour du monde des bouts du monde

   Véronique Durruty et Patrick Guedj


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