18.12.2009 | 11h04 |
par Cécile Sepulchre
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Difficile parfois de trouver une idée de cadeau pour un homme. Ou encore une idée originale de week-end clef en main. Voici une solution qui permet de surprendre les plus blasés tout en ouvrant une perspective d’escapade sympathique. Un jeune entrepreneur bordelais a eu l’idée de lancer des coffrets cadeaux haut de gamme offrant notamment des parcours autour du vin. On est loin ici de certains coffrets week-ends vendus dans les supermarchés et non utilisés par 30 % des acheteurs, tant il s’avère ensuite compliqué de concrétiser les réservations. Avec cette nouvelle formule d’œnotourisme, un appel suffit auprès des organisateurs pour que ceux-ci prennent en main la coordination des différentes réservations nécessaires.
Olivier Le Brun a eu l’idée se lancer dans cette aventure en constatant à quel point les secrets des amateurs de vins suscitaient l’intérêt d’un public averti. Découvrir les recoins du Bordelais, apprendre les secrets d’une dégustation réalisée dans les règles de l’art, s’initier aux arcanes de la viticulture, parcourir les plus belles propriétés de la région, en en profitant pour sélectionner les meilleurs crus fait partie des rêves de tout épicurien normalement constitué. Celui-ci pourra composer son parcours presque sur mesure et choisir parmi différents circuits. S’il arrive par Bordeaux, une fois sa voiture louée (certains accords préférentiels sont proposés), il commencera peut-être par une première halte au château Lavergne, avec apprentissage culinaire régional. Suzanne Bourdais, une pétulante Hongroise qui se pique d’initier les Américains à la gastronomie française, dispense ici des cours de cuisine relativement simples, qui se terminent autour d’une bonne table. À conseiller plutôt à des débutants.
Les amateurs de vins apprécieront surtout la visite de Saint-Émilion et de ses environs. À la clef, une visite de la ville, particulièrement agréable si vous venez hors saison (en plein été c’est l’enfer). Ce village médiéval entretient des légendes parfois savoureuses. Ainsi, un pauvre diable nommé Émilion fut un jour attrapé alors qu’il dérobait un pain. Le bonhomme ayant des prédispositions pour la sainteté, un miracle transforma le pain en bois et notre Émilion s’en sortit à bon compte. Reconnaissant, il devint moine et termina ses jours reclus dans une grotte. Pas sûr que celle-ci ait été plus confortable qu’une prison, mais au moins, entre deux verres de vin, il put évangéliser la population et créer une grande cité monastique. Autour de cette grotte fut ainsi construit cet exceptionnel ensemble troglodytique qui se cache dans les fondations de la cité. La visite est donc aussi intéressante en surface que sous terre. Et nous vous y recommandons tout particulièrement le cours de vin, dispensé à l’École du vin ; ouverte en 2000, celle-ci propose des cours à des amateurs de passage. Initiation visuelle, olfactive et gustative aux différents parfums, codes de la dégustation, briefing sur les différents cépages et les bonnes affaires à dépister. Le cours passionnera les connaisseurs comme les profanes. La visite de Saint-Émilion comprend aussi celles des grandes caves des alentours, négociées par les organisateurs à des conditions privilégiées. Ces domaines ont souvent été rachetés par de riches étrangers, comme le château Fonplegade, magnifiquement situé à flanc de coteau. Restauré à grands frais par Stephen Adams, un amateur américain, ce château a vu ses méthodes de production bouleversées, et il produit aujourd’hui un saint-émilion grand cru classé. Au fil des visites on devine les rivalités entre les différents domaines et les luttes au couteau pour monter dans le classement, source de plus-values conséquentes, au terme d’un travail aussi minutieux qu’onéreux.
Initiation visuelle, olfactive et gustative aux différents parfums, codes de la dégustation, briefing sur les différents cépages et les bonnes affaires à dépister
Pour une nuit au cœur d’un vignoble, sélectionnez le château de Franc Mayne, situé à deux pas de Saint-Émilion. Récemment restauré, il propose des chambres toutes différentes. Selon votre humeur, vous opterez pour une inspiration africaine, indienne, pop art ou campagne anglaise… Très cosy, le décor est autant adapté à une excursion hivernale au coin du feu qu’à un séjour plus estival, au bord de sa piscine design. Le clou de cette visite étant la découverte d’un impressionnant réseau souterrain de carrières transformées en caves, qui produisent également un grand cru classé.
Si l’envie vous prend de pousser un peu plus loin, la Dordogne offre, à une heure de là, de somptueux paysages et des escales de choix. Parmi celles-ci, le château des Vigiers est sans doute la plus impressionnante. Cet immense ensemble du XVIe siècle, autrefois ouvert aux quatre vents, a été entièrement restauré par un couple de Scandinaves, Elisabeth et Lars Urban Petersson, avec la complicité d’un architecte spécialisé dans les parcours de golf, Donald Steel. Là encore le vignoble a été restructuré, en même temps qu’un golf 27 trous a vu le jour. Sous la houlette de Bernard Pétine, le PDG, le château, remodelé de fond en comble, propose 25 chambres, toutes différentes, décorées de tapisseries et de meubles anciens. Plus récemment le relais du Vigiers y a été ajouté, très inspiré de l’architecture des granges de séchoirs à tabac, avec salle de fitness, piscine, et des chambres spacieuses et modernes, construites en HQE (haute qualité environnementale), qui conviendront plus à des groupes ou des familles. Le restaurant, d’une qualité exceptionnelle, séduira les palais les plus exigeants. De là il sera possible de sillonner la région et de découvrir d’autres propriétés viticoles, comme les châteaux de Monbazillac ou le château Le Payral pour un saussignac bio. Particulièrement bien situé, le château de Belingard domine, lui, une région celtique. Vous aurez peut-être la chance d’en croiser les propriétaires, le comte et la comtesse de Bosredon, deux personnalités hautes en couleur, qui vous conteront avec truculence quelques sortilèges celtes entre deux dégustations. Tous deux ont abandonné une première vie urbaine pour reprendre la propriété familiale et ne reviendraient pour rien au monde à leur ancienne existence. Les sortilèges aidant, vous pourrez vous prendre alors à rêver, en admirant le paysage, à une autre vie…
Prix : de 295 € à 895 € pour 2 en formule 2 jours /1 nuit et de 695 à 1795 € en 3j/ 2 nuit
Pour plus d’informations,
www.weekendbreak.fr,
No indigo : 08 26 30 74 01
livraison garantie avant Noël jusqu’au 23 décembre, 15H.
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le 2 mars 2010 09h41
tres interessant, merci